Manon Lavoie de M comme Muses

J’ai l’immense plaisir de vous faire partager l’interview que Manon Lavoie, fondatrice de M comme Muses, m’a accordée il y a 2 ans.
Vous pouvez trouver son magnifique accompagnement de femmes à travers la créativité sur son site 

On y parle de l’importance du corps, de Beauté, de féminin, de nourritures. 

Cette interview contient de nombreuses pépites qui j’espère vous inspirera à aller découvrir et montrer votre véritable beauté.

Si vous avez besoin d’être accompagnée sur ce chemin, contactez-moi : 

Tél : 06 35 43 39 72

Mail : contact@sybillefernandez.com

Beignets de Courgettes

« La bonne cuisine c’est le souvenir ». Georges Simenon

Oui oui oui !!! La saison des courgettes a commencé .

J’adore ce légume qui peut se manger de pleins de façons : crue avec un jus de citron, sel, poivre, un filet huile d’olive, en soupe chaude ou froide avec une pointe d’ail ou pour ceux et celles qui le digèrent mal , de l’ail des ours , ou encore dans la fameuse ratatouille.

Aujourd’hui, je vous propose la recette de ma maman, qui la tient peut-être de la sienne , mais pour sûr de la Tantine d’Espagne, notre tante espagnole adorée, qui nous régalait avec ses de beignets de courgettes.

🥄coupez 1 courgettes moyennes en fines tranches. Salez et poivrez.
🥄faites glisser les deux faces dans de la farine , puis dans un œuf battu en omelette.
🥄faites cuire dans une poêle avec le fond recouverts d’huile d’olive des deux côtés .
🥄déposez les tranches dans un récipient creux contenant un sopalin pour absorber le surplus d’huile .
🥄Re-salez à votre convenance.

Super pour un apéro ou pour un repas avec les doigts.


À savourer avec plaisir .

La meilleure Tarte au citron

La tarte au citron fait partie des tartes que nous préférons dans la famille.

Après avoir fait pendant un moment la recette des carrés au citron trouvée dans un livre offert à ma fille, j’ai découvert celle de Cléacuisine.

Le mix des 2 en prenant ce que je préfère de l’une et l’autre recette, plus ma touche personnelle, la recette que je vous présente est la meilleure tarte au citron que nous ayons jamais mangée.

Après de nombreux essais, l’équilibre parfait se trouve entre une pâte d’environ 1cm d’épaisseur et un flan de 2 cm.

Ingrédients : pour un moule rond de 17cm de diamètre

Pâte :

150g de farine
30g de sucre blond
125g de beurre (température ambiante)
1/2 càc de sel
ajouter un peu d’eau si nécessaire

Flan au citron :

4 citrons
130 de sucre blond
3 œufs
1 CS de farine de maïs
une cuillère à soupe de sucre blond (ma touche personnelle)

  • Préchauffer le four à 180°C
  • Mettez la farine, le sucre, le sel et le beurre dans un saladier. Avec vos doigts, amalgamez le beurre au reste des ingrédients jusqu’à former un boule. Si vous voyez que la pâte est trop friable, ajoutez un à deux cuil à café d’eau.
  • Étalez la pâte sur un papier sulfurisé que vous mettre ensuite dans votre moule en prenant soin de faire une petite bordure.
  • Enfournez pour 25 minutes.
  • Pendant ce temps, dans une casserole, recueillez le zeste d’un citron et le jus des quatre. Ajoutez tous les autres ingrédients du flan. Prenez soin de bien mélanger avant de mettre sur le feu. Ensuite à feu doux, tout en remuant au fouet laissez épaissir (consistance d’une bonne béchamel).
  • Lorsque la pâte est cuite, sortez-là du four. Versez le flan dessus et au besoin lissez avec une spatule ou la lame d’un couteau.
  • Laissez complètement refroidir. 
  • Versez la cuillère à soupe de sucre sur le dessus.
Savourez

Si vous souhaitez une autre recette de tarte au citron, vous pouvez aller jeter un oeil sur celle que j’ai partagé sur Instagram

À bientôt pour une prochaine recette

Faire son deuil avant de renaître

Jour J – 2. J’aurais aimé écrire que je me sens confiante, sereine et remplie de joie à l’approche de mes 50 ans. En vérité, plus le terme approche, et plus je me sens agitée. Cette agitation ne ressemble pas à de l’excitation comme lorsqu’on attend un rendez-vous amoureux. Je voudrais fuir.
J’ai beau me raisonner. Me dire que ce jour là, il n’y aura pas grand chose de différent de la veille ou de l’avant veille. J’ai beau savoir que je ne vais pas me transformer complètement, que ce soit physiquement comme psychiquement, d’un seul coup d’un seul. Ce cap me trouble plus que je ne l’imaginais.
Peut-être parce que je ne trouve pas de modèle auquel me référer. J’ai bien des femmes “mûres” (je déteste ce mot) qui m’inspirent : Christiane Singer, Agnès Jaoui, Clémentine Célarié, Catherine Ringer, Juliette Binoche, Fanny Ardant… Pour autant, je n’arrive pas à me rassurer.
De quoi ai-je si peur finalement? Du deuil que je vais devoir faire. Le deuil auquel mon corps me prépare. Je le sens par des signes infimes. Moi qui suis réglée comme une horloge, des saignements viennent alors que ce n’est pas le moment. Mon ventre se rappelle à moi par des douleurs subtiles.
Avoir 50 ans dans notre société qui valorisent la jeunesse, c’est passer de l’autre côté. Bien sûr, je ne serai pas encore vieille. Cela aurait été le cas il y a à peine 50 ans pourtant. Mais je rentrerai dans la catégorie des “senior”. Cette classification m’insupporte.

Accepter le temps qui passe. Accueillir les changements qui lui incombent comme ces cheveux blancs que je souhaite apprivoiser. Je cultive cela à travers mes lectures, la méditation, le yoga ou encore le travail personnel que j’ai pu faire. Pourtant, il suffit d’un regard tordu comme celui de Yann Moix qui est “incapable d’aimer une femme de 50 ans parce qu’il trouve “ça trop vieux”, pour rappeler qu’avoir cet âge pose encore problème.
Cette agitation est donc teintée de tristesse et de colère. Ce n’est pas très confortable, mais c’est naturel dans le processus de deuil, non? Viendra le temps de vivre pleinement mes 50 ans. Pour cela, je dois d’abord les célébrer…

Mon corps et moi, une histoire d’amour

Mon corps et moi, une longue histoire. Une histoire de bientôt 50 ans.
Notre relation s’est dégradée à l’adolescence. J’avais toujours quelque chose à lui reprocher. Je n’aimais ni mes cuisses, ni mon ventre. Je trouvais mes seins trop petits. Je teignais et lissais mes cheveux pour ressembler à ces femmes qui me plaisaient. Quand j’estimais être trop grosse, je dissimulais mes formes derrière des vêtements amples. Pour tenter de conformer mon corps à l’image que je m’en faisais, je lui faisais subir à peu près tout ce qui permettait de le contrôler. Des régimes en tout genre au sport sans plaisir , en passant par la chirurgie esthétique, je testais tout ce qui promettait un corps irréprochable.

J’ai mis vingt ans à apprendre et à comprendre que le contrôle de mon corps ne me mènerait jamais à la vie belle et légère à laquelle j’aspirais.
Puisque vingt ans de guerre n’avait pas apporté la paix, j’allais faire autrement. J’ai donc entrepris un travail d’exploration intérieure. Un travail de guérison des blessures intimes. Un travail de réconciliation transgénérationnel. J’allais ainsi apprivoiser mon corps et apprendre à l’aimer tel qu’il est. J’allais lui offrir un regard plus doux. J’allais lui apporter des gestes plus tendres. J’allais arrêter de le modeler à ma guise et lui laisser la liberté d’exister.

À l’aube de mes 50 ans, certains signes me donnent à voir l’évolution de mon corps. Des rides autour des yeux et des lèvres apparaissent. Quelques traits du visage s’affaissent. Des cheveux blancs éclosent ici et là dans ma chevelure. La vue baisse. D’autres interrogations s’invitent. Comment apprivoiser un corps vieillissant ? Comment appréhender la ménopause ? Comment nourrir le désir amoureux avec le temps ?
Ensemble mon corps et moi, avec cette intention de garder une relation harmonieuse et vivante, j’ai confiance que nous saurons trouver les ajustements qui nous conviennent. Aujourd’hui, J’ai simplement envie de me rappeler qu’il ne sert à rien de combattre.