Comment (re) trouver votre poids de forme ?

« Si l’on ne prenait pas le moyen pour le but, que de maux seraient évités. » Henri-Frédéric Amiel

Il y a deux jours, je faisais 48 ans. Et pour l’occasion je me suis pesée. Après un mois de vacances où j’ai libéré mon corps des habits d’hiver, où j’ai fait du sport ( peu), où j’ai répondu à de nombreuses invitations, où j’en ai crée moi-même. Où j’ai plus bu (d’alcool). Manger différemment qu’à l’ordinaire (sans culpabilité). Où j’ai profité du temps de vacances pour me ressourcer, faire le vide, me régénérer autrement: j’ai profité de ces vacances pour apprendre à lâcher-prise  me faire plus confiance et  faire confiance à ce qui est)

Prise de poids

Le poids sur la balance s’affiche : 57,2 kilos

Cela m’indique que je pèse plus lourd que lors de ma visite chez la génycologue. Mais je ne me sens pas inquiète. Parce que cela ne me surprends pas.

J’avais remarqué que mes cuisses s’étaient arrondies, que mon ventre avait un petit bourrelet un peu plus important. Que je pouvais être légèrement plus serrée dans certains pantalons. Sauf qu’en vacances, je portais des robes.
Je savais donc que j’avais pris du poids.

En me pesant, je voulais savoir combien ? Ma tête, ma raison voulait savoir.

Pendant un mois, j’avais tenté de me lâcher un peu la bride, de me foutre la paix. De me laisser vivre. Et je vous assure que ça fait du bien.

Comme ça fait du bien quand le moment est venu de revenir vers soi pour continuer d’avancer.

Ce 20 juin 2018, je me suis dis qu’il était temps pour moi que je regarde la réalité en face. D’autant plus que mon corps à travers une double tendinite et une bursite m’a rappelé qu’il était là pour moi.

Le corps me permet de me reconnecter à une part plus profonde en moi. L’oublier me rappelle vite à l’ordre.

Alors plutôt que d’en vouloir à ces 4 petits kilos qui ont pris place, j’ai préféré aller voir ce qu’ils avaient à me dire (tout comme mes tendinites d’ailleurs).

Le temps de prendre du poids et sa fonction

Ces 4 kilos, je ne les pas pris en un mois mais en en huit  ( ma dernière visite chez la gényco date d’octobre). Pendant ces huit mois, je me suis stressée pour faire avancer mon activité professionnelle, j’ai travaillé sur mon rapport à l’argent, j’ai été confronté à des peurs, des angoisses tout autant qu’à des joies.

Quand je suis partie en vacances début mai, je me sentais vidée et lasse. Je n’arrivais plus à reconnaître mes besoins.

Mes 4 kilos ont donc eu la fonction de m’apporter un coussin de protection face à mes doutes, mes questionnements.

Les kilos chez moi sont protecteurs … jusqu’à un certain point.

Le poids, le corps : problème VS solution

Dans ma vie idéale, j’aimerai que le poids, quel qu’il soit, que le corps gros ou mince ne soient pas source de problème.

Or il l’est.

Il l’est que l’on soit à son poids de forme (la peur qu’il s’en aille). Il l’est si on en a trop. Il peut l’être quand il est trop bas.

Aujourd’hui dans notre société, le poids que l’on porte est un indicateur à qui on donne de l’importance. C’est ainsi.

Même si on voudrait qu’il en soit autrement, la réalité est bien là avec les régimes (quoique le discours commencent doucement à changer), les images, le marketing, le sport….

Et puis une autre réalité, c’est que le poids fait souffrir. Une souffrance à laquelle certaines d’entre vous, êtes, peut-être habituée au point de ne plus savoir quoi faire.

Vous ne savez plus par quel bout le prendre tant vous avez tout essayé. Et vous seriez presque prête à baisser les bras.

Laissez-moi vous dire que le poids que vous avez a son histoire, une fonction.

Ce même poids est alimenté par des émotions très profondément.

Vous pouvez bien sûr le contrôler à travers l’alimentation, le mouvement physique. Mais cela reste des moyens qui, s’ils sont dans le contrôle plutôt que le plaisir et la joie nourrissent la souffrance et n’apporte pas de solution à long terme.

En ce qui me concerne, je refuse de me mettre au régime. Maintenant que j’ai discuté avec mon poids, je vais simplement le laisser partir à son rythme tout en prenant soin de mes besoins.

Comme j’aime manger, je regarde des recettes qui me font saliver. Je suis attirée par ce que l’on appelle la healthyfood (bien que ce mot soit vraiment très marketing)(mais l’être humain a besoin de catégoriser). Je ne m’interdis rien. Et en ne m’interdisant rien, je suis plus attirée par ce qui est bon pour moi. Le mot d’ordre : PLAISIR.

Comme mon corps m’a rappelé qu’il n’était pas invulnérable, je m’apporte de la douceur et du temps.
Je reprendrais l’exercice physique dont j’ai envie quand je sentirai que mon corps est prêt. En attendant je marche et je prends soin de visualiser mon corps à l’intérieur comme à l’extérieur avec beaucoup de lumière et de chaleur. Je me repose aussi beaucoup.

Mon corps a besoin d’une alimentation plus alcalinisante (moins d’agrumes, d’alcool, de laitage, de viandes…), une alimentation qui est celle que je connais, donc je n’ai pas grand chose à modifier si ce n’est peut-être de manger plus lentement pour me sentir vraiment nourrie et en moindre quantité…J’adapte en fonction du moment…

Pour mon anniversaire, j’ai proposé un apéritif avec des carottes en bâtonnets à tremper dans du Tzatziki, un assortiment de fruits secs, des petites pizzas, de la charcuterie. J’ai bu du champagne et du vin. Au restaurant, j’ai pris une brochette de saumon/Gambas servi avec un macédoine de légumes (délicieuses) et du riz . En dessert un crumble au citron trop bon.`Le matin, j’avais petit-déjeuné d’un jus frais et d’une brioche maison…

Surtout, je porte mon attention sur qui me fait vibrer, j’apprends à recevoir (c’est dingue parce que je reçois plus depuis que je suis dans cette conscience). C’est pas simple de recevoir surtout quand le poids est un moyen pour éviter l’envahissement extérieur….

Je continue à me libérer de ce qui m’encombre en me pardonnant si nécessaire, en accueillant mon humanité.

Par exemple je me suis aperçue à travers mes pages du matin, combien je pouvais être ingrate parfois. Alors plutôt que de me fustiger, d’essayer de remettre ce trait de moi au fin fond d’une grotte, de le cacher, et bien je reviens à une formule « magique » qui me fait beaucoup de bien pour intégrer toutes les parts de moi même les moins valorisantes, formule que j’ai trouvée dans le livre Enfin libre d’être soi-même de Christian Junod et Evelyne Faniel

Je suis ingrate et c’est OK
Je suis reconnaissante avec et sans mentionner ma gratitude.

Et vous, où en êtes vous avec votre poids, votre corps ?

Souhaitez-vous faire le point ?

Vous pouvez demander une séance découverte. Nous ferons le point ensemble et verrons quels pourraient être vos prochains petits pas pour retrouver votre poids de forme.

Séance découverte

De cœur à cœur avec vous

Sybille

2018-06-22T09:43:29+00:00

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