Comment connaître votre poids idéal ?

« Le corps se soigne avec le jeu. L’esprit se soigne avec le rire. L’âme se soigne avec la joie. »

Bonjour,

Pendant longtemps, ce qui a défini mon poids idéal était un nombre sur la balance. Le nombre 52 pour être précise. En dessous, je me disais que je pouvais me permettre des écarts de conduites alimentaires. Sauf qu’en réalité bien souvent, je maintenais les restrictions par peur de grossir. Au-dessus, je commençais à imaginer dans ma tête les prochains régimes à entreprendre pour éviter de dépasser un nombre que je ne supporterais pas de regarder en face.
Alors pour quelqu’un qui se considère nulle en math (une croyance que je suis en train de dézinguer plus vite que son ombre), faire confiance à deux petits chiffres, c’est quand même un comble, vous ne trouvez pas ?

Le poids idéal selon des critères mathématiques

Peut-être que le titre de ce chapitre ne vous donne pas envie d’aller plus loin. Mais, je vous en conjure, n’en faite rien ! Poursuivez tranquillement votre lecture, je vous assure que la seule chose que vous risquez c’est de vous défaire une bonne fois pour toute de ces indices qui, s’ils sont utiles dans un contexte particulier, ne servent en rien le plus grand nombre. Je vais vous en faire la démonstration (je vous ai dit que je me réconciliais avec les maths 😉 )

En écrivant cet article, j’ai découvert un tas de critères autres que l’IMC – indice de masse corporelle, qui est un indicateur plus fiable que le poids pour évaluer votre corpulence, ce qui donne un indice permettant d’évaluer les risques pour la santé liés au surpoids ou à la maigreur-. C’est donc réservé selon moi aux médecins, diététiciens, nutritionnistes pour évaluer la santé de leur patients.
Mais pour le quidam comme vous et moi, c’est un pollueur, un embrouilleur qui ne fait qu’aggraver la mauvaise relation que l’on entretien avec son corps.

Selon ce critère qui est validé par l’OMS – organisation mondiale de la santé -, mon IMC définit une « corpulence normale » devrait se situer entre 18,5 et 25. Ce qui correspond en terme de poids de 50,4 kg à 68 kg.

Je ne sais pas si pour vous ces nombres vous parlent, mais pour moi, que je pèse l’un ou l’autre cela ne ressemble pas à mon poids idéal. Je vous l’ai dit, ces nombres me complique la vie. Et s’il y a bien une chose dont je n’ai pas envie, c’est bien ça : me compliquer la vie.

Les autres critères que j’ai découverts, et dont je me suis amusée à utiliser sont les suivants (à côté, le nombre correspond au poids idéal selon ces critères) :

  • IMG – indice de masse grasse – ma valeur se situant à 28, 77%, donc un nombre compris entre 25 et 30%, signifie que c’est « correct ».

  • RTH -rapport Taille Hanche ou « mensuration idéale ». J’obtiens 0,83. Ce qui d’après le RTH est trop élevé puisque je devrais être en dessous de 0,8. Cela m’informe que j’ai une silhouette androïde – je ne savais pas que j’étais la sœur de C-3PO dans Star Wars, j’apparaitrai peut-être dans le prochain opus, qui sait ?- et que mon excès de graisse l’est principalement au niveau du ventre – c’est gentil de me prévenir, mais moi j’appelle ça mes coussinets d’amour, et à ceux que ça ne convient pas je dis:  « Ne vous inquiétez pas, je n’avais pas l’intention de vous les donner »-

  • Calcul du métabolisme de base (dépense énergétique quotidienne). Là j’obtiens 1265,4 Kcal. Cela m’indique les calories que je dépense lorsque mon corps est entièrement au repos. En fonction de mon activité physique qui peut varier selon ce critère de sédentaire à extrêmement actif, mon corps pourrais dépenser de 1518,48 Kcal à 2404 KCAL.  Soyons précis s’il vous plait, au cas où il me viendrait l’idée de manger 0, 49 Kcal de plus !

  • IMA – indice de masse adipeuse – Ici j’obtiens le nombre de 21,84 %, qui est un nombre selon mon âge et mon sexe inférieur à 23%, ce qui signifie que je suis maigre.

    Bon à ce stade , les nombres il faudrait vous mettre d’accord. Soit j’ai trop de gras et il va falloir faire quelque chose pour mon ventre, soit je suis maigre et là, est-ce que je peux reprendre du dessert –

    Vous voyez que ces indices sont très perturbants et ne valent que si on a un réel problème de santé lié à notre poids. Auquel cas, des professionnels sont là pour vous aider. Sinon, oubliez tous ces nombres, ces calculs. Je vous assure que ça fera de la place pour des choses beaucoup plus passionnantes dans votre vie.

    Mais histoire de compléter ma démonstration, voici le reste de la liste.

  • Poids Idéal formule de Lorentz : 59kg

  • Poids idéal formule de Monnerot-Dumaine 62,5 Kg

  • Poids idéal formule de Creff 62, 73 Kg

  • Poids idéal formule de Broca 65 kg

  • Poids idéal formule Devine 56,91

  • Poids idéal formule de Peck 56, 51 kg

  • Poids idéal formule de Bornhardt 57,75 kg

  • Et enfin l’IMC de Nick Trefethen , le nombre obtenu est de 19,7 kg/m2. Du coup, on me conseille de surveiller ma corpulence car l’IMC semble peu élevé, je devrais rester au dessus de 18,5.

Bon, je sais pas vous, mais je trouve cela très fatigant. Cela crée un poids à lui tout seul. Tout ça m’ennuie.
Je ne veux pas dénigrer l’importance ou la pertinence, ou l’intérêt de ces critères. Mais ils sont pour moi à laisser entre les mains de professionnels qui soignent des pathologies. Elles les renseignent et leur permettent de mettre en place des stratégies pour des personnes qui souffrent de surpoids ou de maigreur.
Mais pour les personnes elles-mêmes, cela ne fait que les stigmatiser davantage, leur donner plus de poids à travers la culpabilité qu’ils éprouvent à porter le poids qu’ils ont.

Nous ce qui nous intéresse c’est votre poids idéal à vous. Celui dans lequel vous vous sentez à l’aise, en pleine forme. Celui avec lequel vous aimez bouger, danser, rire, faire l’amour. Celui avec lequel votre corps aime s’habiller. Le poids qui vous permet de l’oublier parce que la vie ce n’est pas un poids, un nombre sur une balance, des calculs, des indices. Votre vie vaut bien mieux que ça.

Comment connaître votre poids idéal ?

Pendant longtemps, vous disais-je plus au début de l’article, je me pesais plusieurs fois par jour, presque tous les jours. J’arrêtais pendant les crises de compulsions. Je n’avais pas besoin de voir un nombre pour savoir que j’avais pris du poids. Il suffisait que j’enfile mes vêtements, que je me regarde dans le miroir, que je sente mon ventre gonflé pour entreprendre un nouveau régime, une nouvelle cure détox, une discipline sportive frôlant la discipline militaire.

Mon poids idéal tant qu’il est resté au stade d’un nombre sur une balance n’a jamais été idéal. Je ne m’aimais pas. J’avais quelque soit le poids, qui a varié de 48 à 70 kg, des complexes : des cuisses trop rondes, des jambes pas assez fines, un bourrelet sur le ventre, des bourrelets sur les hanches, des petits seins.

Bref à me détailler comme la viande de l’étal du boucher, j’avais de moi une vision difforme et déformée qui ne reflétait en rien une quelconque réalité. J’étais juste des bouts. Et ces bouts me déplaisaient.

J’aurais pu toute ma vie continuer ainsi. Mais certainement elle aurait été d’une tristesse absolue.

Le travail que j’ai fait sur moi a permis à mon poids idéal de se trouver.

Ce n’est plus moi qui le définissait à travers des critères mathématiques.

Comment j’ai réussi à trouver mon poids idéal ?

Pendant toutes ces années d’hyperphagie boulimique – aussi appelée compulsion alimentaire est un trouble alimentaire qui se caractérise  par des épisodes où la personne mangera une très grande quantité d’aliments d’une manière incontrôlée et compulsive. La personne qui souffre d’hyperphagie boulimique n’utilise pas de méthodes compensatoires afin de se débarrasser de l’excès d’aliments consommés. Ainsi, fréquemment elle présente une fluctuation importante de son poids. -, où je me suis astreinte à des régimes divers et variés, et à des exercices physiques, pouvant mettre le réveil à 4h du matin pour faire du vélo d’appartement, des séries d’abdos/fessiers, je peux vous dire que le plaisir est un mot qui avait disparu de mon vocabulaire. Celui que je connaissais bien par contre était le mot : il faut. Ma volonté n’était pas à remettre en doute, ni le contrôle. Dans ces domaines, j’étais championne olympique…jusqu’à la crise.

Ces crises ont fait de ma vie un enfer tel que le goût de vivre m’échappait. C’est à ce moment là que j’ai décidé de faire le plus beau des voyage (je ne le savais pas encore tant il m’effrayait plutôt), le voyage vers moi. Je suis allée à la rencontre de moi-même. J’ai pu découvrir des trésors cachés, jeter des poids inutiles, déblayer le chemin, arriver dans des vertes prairies. Et petit à petit, je n’étais plus une victime, je devenais la plus belle version de moi-même. En me débarrassant de tous mes poids (et ça continue), j’ai fait la paix non seulement avec mon alimentation, mais j’ai trouvé la paix, la joie, l’enthousiasme, le calme, la douceur.

De cette période, tout n’est pas à jeter.

À travers les régimes, j’ai appris tout ce qu’il ne fallait pas faire pour maintenir son poids idéal

  • Se restreindre

  • Se donner des interdits

  • Compter les calories. Est-ce que 100 calories de chocolat sont équivalentes à 100 calories de courgettes ? Les calories sont un mode de calcul aussi absurde pour qui veut maintenir sont poids idéal que les critères précédemment vus.

  • Manger sans plaisir

J’ai aussi appris qu’une alimentation diversifiée adaptée à ses goûts et ses valeurs est gage de stabilité que ce soit physique, émotionnel que psychique.

À travers le sport et l’esthétique, j’ai appris à apprivoiser mon corps et à l’aimer.

Après la période que je qualifie de tortionnaire où le sport était vécu comme une punition, je me suis tournée vers des disciplines plus respectueuses de mes désirs et de mon corps. Je m’en suis rendu compte quand malgré l’effort que cela demande parfois, le plaisir était au rendez-vous. J’ai trouvé cela dans la course en pleine nature, avec le Pilates et plus récemment le Yoga flow.

Le plaisir qu’il soit avec la nourriture ou avec une pratique sportive est pour moi garant de mon poids idéal.

J’ai appris à respecter mon corps et ses besoins en repos. J’ai appris à en prendre soin en l’écoutant.

J’ai une immense gratitude envers lui. Après lui avoir fait subir non seulement mes foudres, mes aussi mes jugements, il est là présent. Il me permet chaque jour de vivre un nouveau jour. Sans lui, sans sa pleine santé, je ne peux pas aller bien loin. Je ne peux pas m’émerveiller des beautés du monde.

Peut-être n’est-il pas parfait selon les critères mentionnés plus haut.
Peut-être n’est-il pas exquis au goûts de certains.

Mais ce n’est pas grave. Il l’est pour moi. Il l’est pour les personnes qui m’aiment.

Mon corps est donc celui qui connait mon poids idéal. C’est en lui que j’ai confiance pour me dire

Comment je me sens ?
Comment je me ressens ?

C’est à travers les sensations de mon corps (et plus ma tête) que je sais si je suis à mon poids idéal.

Et lorsqu’il y a des fluctuations de poids, ce qui complètement normal dans un cycle de femmes, mais aussi en fonction des saisons, j’ajuste en fonction des besoins de mon corps. Les choses rentrent dans l’ordre sans forcer, sans contrôler, sans souffrir.

Comment trouver votre poids idéal ?

Quand on aime quelqu’un inconditionnellement, on ne veut pas le changer. On l’aime. C’est par la force de cet amour inconditionnel que la personne change si tel est son choix.

Imaginez que votre corps soit cette personne que vous aimez inconditionnellement. Certainement voudriez-vous lui apporter une douce attention, lui donner ce que vous aimez et ce qui lui fait plaisir.

Votre corps vous le rendra. Il arrêtera d’être tendu. Il arrêtera de crier. Il deviendra votre corps idéal parce que vous aurez créé la paix entre lui et vous. C’est alors qu’il aura changer en vrai ou à vos yeux.

Vous trouverez le poids idéal en cultivant les ingrédients qui vous nourrissent : vos relations, vos intérêts, vos plaisirs, vos joies, vos projets, vos désirs.

Vous trouverez votre poids idéal en allant accompagnée ou seule à la rencontre de vous-même. Vous verrez comme le chemin est passionnant.

Si vous désirez être accompagnée, nous pouvons faire un bout de chemin ensemble.

Mon accompagnement

 

De cœur à cœur avec vous

Sybille

2018-01-05T12:46:06+00:00

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