Coupable ou responsable ?

« Cela semble toujours impossible jusqu’à ce qu’on le fasse » Nelson Mandela

Est-ce que vous aussi vous vous dites c’est ma faute? Est-ce que vous aussi vous avez ce sentiment que quoi que vous fassiez, c’est que vous êtes non pas responsable, mais bel et bien coupable?

Coupable d’être qui vous êtes.
Coupable d’attirer à vous des personnes toxiques.
Coupable de manger compulsivement.
Coupable de mal faire.

Tout ce que vous faites ou presque, active ce sentiment qui vous fait penser que vous ne valez rien. Cette pensée fait que vous la prenez comme vérité absolue. Et cette croyance vous fait vivre des expériences qui la confirment comme Vérité des Vérités.

C’est quoi au juste être coupable ?

Si la culpabilité était simple à définir , il n’existerait pas des tribunaux avec des spécialistes pour déterminer si un tel est bien coupable des actes qu’il a commis.

Être coupable, c’est commettre des actes répréhensibles avec l’intention de faire du tort.

Quand l’intention n’est pas vraiment identifiée, être coupable c’est être responsable de ses actes devant la  loi. Être coupable, c’est donc enfreindre les lois et faire du tort à quelqu’un.

Quand vous mangez compulsivement, quand vous êtes confrontée à une personne dont les comportements vous font souffrir, quand vous êtes en colère, quand vous agissez mal (selon vous) – et là, cela demanderait vraiment des précisions – , en quoi êtes vous coupable ? Face à qui, êtes vous coupable ? Quel est donc le juge suprême qui donne la sentence ?

À part vous qui ressentez ce sentiment,  personne ne vous rend coupable.

Il est fort désagréable à ressentir. Vous avez l’impression que ce qui arrive est de votre faute, qu’il faut donc que vous agissiez autrement. Vous vous en voulez énormément. Vous vous jugez une mauvaise personne une mauvaise fille, une mauvaise mère, une mauvaise épouse. Et vous vous infligez des châtiments encore pires que n’importe qui d’autres parce que vous vous estimez coupable, mauvaise.

Vous auriez pu mieux faire !!!!

Je me trompe ?

Je ne pense pas être très éloignée de ce qui se passe en vous. Et vous savez pourquoi ?

Parce que moi aussi j’ai été coupable de tous les maux de la terre. Coupable de n’avoir pas avoir assez bien travaillé à l’école, coupable d’avoir attirée des hommes à me regarder, à me toucher, à me considérer comme un objet, coupable de ne pas être la fille idéale de mes parents, coupable de ne pas être la sœur parfaite, coupable d’abandonner ma famille pour suivre mon conjoint, coupable du poids qui est le mien, coupable d’avoir des comportements alimentaires destructeurs, coupable d’être au chômage, coupable de pas réussir partout, coupable de dire ce que je pense, et même coupable de vivre. COUPABLE, COUPABLE, COUPABLE.

Cette culpabilité me faisait ressentir beaucoup de colère parce que je n’arrivais pas à être aussi parfaite que je l’aurais voulu, et aussi parfaite que ce que je pensais qu’on voulais que je sois.

Hors de moi. À être coupable tout le temps, je me perdais. Je ne savais pas qui j’étais si ce n’est coupable. Et quoi que je faisais me renvoyais à ce sentiment bien souvent.

STOP !

Ce matin, ma mère m’appelle au téléphone et me raconte qu’en allant au toilette avec une envie pressante, elle n’a pas eu le temps  de défaire son body. Elle raconte ça à mon père qui lui dit qu’elle aurait dû anticiper. Ma mère a pris sa remarque comme : c’est ta faute.

De mon côté je ne crois pas que mon père juge ma mère coupable d’avoir fait pipi dans son body. Par contre, il lui montre par sa remarque qu’elle est responsable.

Or à ne pas voir sa responsabilité, on reste dans un état qui s’appelle : VICTIME. Et quand on est victime on se sent coupable.

À se sentir victime, on voit en l’autre un persécuteur.

D’ailleurs en parlant de persécuteur, connaissez vous le triangle dramatique qui détermine 3 rôles : Persécuteur, Victime, Sauveur ?

À restant dans ces rôles (interchangeables) , le problème c’est que l’on crée une dépendance qui ne permet pas de s’épanouir, d’exprimer le meilleur de soi. Plutôt que d’évoluer dans un cercle  (triangle) vertueux, on tourne en rond (en triangle et ça fait mal) dans un cercle vicieux.

Devenir Responsable

Longtemps, je suis restée dans ce triangle avec mon entourage. M’enfermer dans des comportements alimentaires culpabilisants était une forme de fuite à ne pas assumer mes responsabilités, mes choix, mes désirs. À rester une victime. À rester la petite fille de mes parents, la femme de mon mari, la mère de mes enfants. Des rôles à jouer dans lesquels je pouvais étouffer.

Sortir de là, m’a pris un certain temps et m’a demandé à me débarrasser de la culpabilité pour devenir responsable.

Pour cela, j’ai mis du sens à ce que je vivais.

Je me suis posé la question :

« À quoi ça me sert de vivre cela ? »

Tant que j’étais dans une démarche de c’est pas ma faute, en évitant la culpabilité, mais en restant victime des circonstances ou des autres, je retombais dans mes comportements auto-destructeurs.

Quand j’ai dit OK, je prends ma prend ma part de responsabilité, j’ai fait un premier pas vers plus de liberté.

Et quand à cela j’ajoute du sens (parfois il ne vient pas de suite), alors ma vie peut se déployer sans que j’ai l’impression de subir.

Être responsable

Être responsable, c’est ne plus se considérer comme une victime de l’autre ou de la vie. C’est prendre sa vie en main et affronter les défis qu’elle nous soumet pour évoluer, pour être soi, pour exprimer ce qu’il y a de plus beau en nous.

Être responsable, c’est faire des choix qui nous font vibrer.

Être responsable c’est agir avec ses peurs, ses valeurs, ses croyances, ses désirs.

Être responsable, c’est arrêter la plainte pour vivre en apprenant à grandir.

Est-ce que cela signifie que nous n’avons plus le droit de nous plaindre ? Bien sûr que non. Nous avons besoin d’être entendue, accueillie dans ce que nous vivons de difficile. Mais la plainte doit être un passage, pas un état qui devient pratiquement une part entière de notre identité, au risque d’être malheureuse toute sa vie.

Je conçois qu’il y ait des situations plus dramatiques que d’autres. Et qu’elles demandent un véritable accueil empli d’amour pour être transcendées. Mais c’est possible et c’est surtout selon moi, la seule possibilité pour connaître le bonheur et pour se sentir libre et créer la vie que l’on désire vivre.

Un merveilleux film documentaire qui illustre ce que je viens d’écrire est Spartacus et Cassandra. Il nous montre la vie sur une période d’une année de 2 enfants Rom de 13 et 10 ans qui avec l’aide d’une magnifique fée/sorcière de 21 ans vont construire leur présent et leur avenir malgré le poids de leur histoire oh combien terrible.

Pour moi , il n’y a pas de fatalité. Il y a ce que la vie nous donne et ce que nous choisissons d’en faire.

Cette vision agace certains(es), mais moi elle me porte. Elle me porte vers la VIE. Il n’y rien de plus beau que ça : VIVRE. Tout le monde n’a pas cette chance. Beaucoup se la gâche. Il est de la responsabilité de chacun(e) de se rendre la vie belle et si cela contribue à celles des autres , c’est encore mieux.

Vous vous sentez coupable ou victime et vous voulez que cela cesse. Vous voulez prendre la responsabilité de votre vie. Sachez que mon accompagnement peut vous y aidez.

Vous désirez recevoir une séance découverte pour discuter de votre cas et voir comment je peux vous aider ?

Je réserve ma séance découverte

À bientôt

 

 

2017-07-28T14:58:32+00:00

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