Il n’est jamais trop tard

Les mots m’ont parfois fait défaut par choix inconscient, par censure personnelle, ou pour éviter de blesser, de remuer le couteau dans la plaie. Me taire était aussi une manière de me protéger d’interprétations erronées et d’y réagir de manière à aggraver la situation.

Mais que faire alors de ces mots tus ? Mes lectures m’ont montrée une voie.

Les mots des autres, de certains autres, qui sont peut-être animés par un goût merveilleux pour la Vie, m’ont souvent permis de transformer mon regard. Ils m’ont aidé à poser des mots sur mes propres ressentis. Ils m’ont donné une ouverture sur d’autres possibles que celui que je connaissais. Ils m’ont laissé croire que les mots gardés dans le secret de leur âme, peuvent quand ils sont écrits, changer des vies. Ils m’ont apportée réconfort, ou espoir, ou force quand j’en manquais. Ils m’ont autorisé à créer la vie qui m’attirait. Une vie faite de plus d’Amour et de beauté dont j’ai la certitude qu’elle pourrait, cette vie, s’étendre à tous. 

Je rêve d’un monde plus harmonieux. Un monde où le vivant serait au centre de nos questionnements et de nos actions. Un monde où il découlerait plus d’égalité, plus de communion, plus de douceur de vivre pour tous les êtres vivants.

Je crois que les mots ont le pouvoir de transmettre ce que nous portons dans notre cœur mais aussi de créer plus de lumière quand dedans il fait sombre, plus de chaleur quand il fait froid, plus d’espérance quand elle s’essouffle. Les mots nourrissent nos cœurs pour laisser fleurir ce qu’il y a en nous de meilleur.

Il y a longtemps, un vieil ami de mes parents, alors qu’il lisait mes poèmes d’enfants m’a dit ces mots qui aujourd’hui reviennent en échos : “N’arrête jamais d’écrire”. À l’aube de mes 50 ans, honorais-je la réponse que je lui avais faite ? 

Il n’est jamais trop tard pour tenir ses promesses…

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