L’alimentation saine n’existe pas

« Chaque matin, boire une tasse de soleil et manger un épi de blé » Jules Renard

Bonjour,

Suite à cette vidéo, la question qui m’a été posée fût

Comment se nourrir pour nourrir tout notre être, âme et corps compris ?

Mais avant d’y répondre, je voudrais revenir sur cette notion d’alimentation « saine » que l’on peut retrouver sur de nombreux blogs, partages sur les réseaux sociaux, dans nos supermarchés, certains restaurants… Il y a même de très bon marketeurs qui vous feront manger des poudres en ventant le fait qu’elles contiennent tous les micro-nutriments dont le corps a besoin, poudres au bon goût de banane ou de cappuccino.

Croyez-moi, vous avez envie de ses goûts ? Ne vous privez pas des vraies bananes et des vrais cappuccino !

C’est vrai qu’à voir les personnes qui prônent de manger peut-être bio, ou cru, végétarien, végétalien , sans ceci ou sans cela, on pourrait croire que le bonheur physique est dans notre assiette.

Je ne dirais pas que l’alimentation n’est pas importante pour notre équilibre général. En tous cas pour ce qui me concerne, c’est quelque chose à laquelle je fais attention.
Mais pas en terme de : ça va me faire grossir ou ça va me faire maigrir. Mais plutôt en terme qu’est que j’ai envie et qui va nourrir mon être.
Et tous ces différents courants alimentaires sont pour moi source de créativité en terme de recettes, pas d’injonction à manger de telle ou telle manière.

Qu’est-ce qui me fait dire que
l’alimentation saine n’existe pas ?

Quand j’étais plus jeune, à l’époque où j’étais dans les régimes et les compulsions alimentaires, l’idée que le pain faisait grossir était de notoriété publique. Pour maigrir, il fallait donc diminuer sa ration de pain, il fallait ne pas mélanger les féculents ensemble.

Alors je baissais ma ration de pain, voire je l’éliminais pour atteindre le poids que je m’étais fixé. Et effectivement je maigrissais. Donc je pouvais vraiment valider cette idée. En plus quand après m’être privé de ce que j’aimais pendant des semaines, voire des mois, je me jetais à nouveau sur mes interdis, et que je reprenais du poids, je ne pouvais que me conforter dans l’idée que le pain faisait grossir.

Et puis un jour, j’ai compris, mais pas seulement avec ma tête, mais aussi avec mon corps, mon cœur, mon âme, que ce n’était pas le pain, ou les pommes de terres, les pâtes ou le sucre ou le gras, bref tout ce dont j’avais envie, mais dont je me privais, soit pour maigrir, soit pour ne pas grossir qui était le réel problème.

Non le problème était qu’en me privant ou en me restreignant, d’abord je nourrissais des comportements qui pour le coup, eux n’étaient pas très sains pour moi; mais surtout j’empêchais la vie de circuler en moi. Ce qui faisait me sentir vivante.

Quand on se prive, que l’on fait attention, qu’on pèse ses aliments, on n’est pas relié avec ce qui vit en soi, c’est comme si on avait éteint les lumières intérieures et que seule la tête nous guidait.
Mais pour avancer, la tête ne suffit pas. Il est nécessaire d’être connectée à son corps physique, à son corps émotionnel, à son corps psychique. Qui sont tous les trois au service de notre âme qui elle est au service de notre vie.

Quand on ne vit que relier à ce qu’il FAUT manger ou à ce que l’on DOIT manger, alors j’en mets ma main à couper, on va vers une mort lente. Peut-être pas jusqu’à notre mort physique – bien qu’il y ait des personnes qui meurent de troubles de comportements alimentaires ou qui ont envie de mourir à cause de ces troubles- , mais une mort de ce qui vit en soi. On ne sait plus ce que l’on aime. On ne ressent plus de désirs ni d’émotions. On est comme coupée de la vie en nous.

L’alimentation saine n’existe pas

Depuis quelques années, un nouveau trouble est apparu. Ce trouble a pour nom l’orthorexie. C’est l’obsession du bien manger. Les personnes atteintes refusent de manger autres choses que des produits dit « sains ». Petit à petit, elles vont se couper complètement du monde alentours pour assouvir ce qu’elles considèrent comme bien manger.

Si de mon côté, je fais attention à la qualité, cette qualité ne doit pas être au détriment de la vie qui est en moi.

Alors oui, je suis pour cuisiner et manger des produits de saisons, locaux de préférence, et bio si possible. Cela contribue pour moi au respect du vivant , pas seulement en moi, mais pour les personnes qui choisissent de travailler ainsi, pour la terre et pour les futures générations.

C’est grâce à ce goût du vivant que j’ai trouvé les farines avec lesquelles je fais mon pain par exemple. Et que je peux manger autant que je veux.

Les choix que nous faisons au niveau de notre assiette ne doivent pas bloquer la vie. Ils ne sont pas là pour dire que tel aliment est mauvais ou tel autre est bon. La seule question que nous devons nous poser est

j’aime ou j’aime pas ? j’en ai envie ou pas ?

Alors, comment se nourrir pour nourrir
tout notre être, âme et corps compris ?

Pour nourrir son être en entier, pour être en paix avec ce qu’il renvoie et aussi comment on se sens à l’intérieur de ce corps, il est primordial de reprendre contact avec lui.

Le corps est vivant. Il a froid. Il a chaud. Il est parcouru de frissons quand il est touché (concrètement ou à travers une parole par exemple). Il sait avant même que la pensée n’arrive, ou que les émotions (qu’il contient) nous informent la vérité, notre vérité. Or nous vivons avec lui comme s’il était un simple porte-manteau.

Demandez-vous à votre corps ce qu’il aime porter ? Demandez-vous à votre corps comment il aimerait se sentir ? À travers quelle pratique physique il se sent vivant ? Quels aliments il a envie ?

Il y a de grandes chances que votre réponse soit non. Comme moi pendant des années, ces questions ou plutôt les réponses, ce sont votre tête qui vous les donnent. Et c’est comme cela que l’on se coupe de notre plus grand allié. Celui qui va nous permettre de traverser la vie le mieux possible.

Pour nourrir notre être, notre âme et notre corps y compris, la tête ne vient qu’en dernier. Notre mental croyant nous aider, comme dans l’exemple que je vous ai donné au début de l’article avec l’idée du pain qui fait grossir, peut si vous lui laisser le pouvoir, vous faire tourner en rond pendant des années, voire toute votre vie.

Le mental est imprégné de croyances. Si elles nous sont utiles à un moment, cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas les remettre en question quand on s’aperçoit que nous n’allons pas vers ce que nous désirons.

Pour nourrir notre être, notre âme et notre corps y compris, nous devons être attentive à ce que nous ressentons : Qu’est-ce que je ressens ? ou Qu’est-ce que ça me fait ? pour être capable ne pas aller manger l’émotion quand celle-ci est désagréable. L’écriture peut être une vraie aide pour cela.
Ou simplement une pause avec cette question.
Ou encore quand on sent que ça tire à l’intérieur, que le plexus se referme, que le ventre se durcit et devient douloureux (le siège des émotions), que la gorge se serre (c’est aussi écouter son corps). Cela pour apprivoiser vos émotions.

Une émotion est souvent déclenchée par une situation extérieure corrélée à la pensée.

Il y a à peine une semaine, mon mari ne rentrant pas à l’heure comme d’habitude, j’ai commencé par m’inquiéter. J’ai donc choisi pour me rassurer de l’appeler. Pas de réponse. Petit à petit , un autre sentiment s’est emparé de moi et n’a fait qu’amplifier par la pensée : il se fiche bien de moi. Il s’en fout de savoir si je l’attend ou pas …. bref des pensées qui n’ont fait que faire grandir la colère. Colère associé à une blessure intérieure.

J’aurais pu aller la manger pour ne pas ressentir ce volcan intérieur. C’est ce que j’aurais fait il y a quelques années. Je n’ai pas réussi à le calmer tout de suite. J’ai eu besoin d’abord de rentrer en contact avec cette blessure. Et ce n’est pas grave de ressentir, même des choses désagréables. Cela signifie que je suis bien vivante. C’est un processus naturel et bien plus sain pour soi que de se nourrir d’aliment dit « sains ».

Pour nourrir notre être, notre âme et notre corps y compris, manger ne doit pas être un devoir, mais un plaisir. Quand on est en contact avec ça , on est en contact aussi avec sa faim et sa satiété. Le corps peut alors quoique l’on ai choisi de manger dire oui je mange, stop j’arrête.

La tête elle intervient dans l’organisation. Tiens aujourd’hui, j’ai du temps, je vais pouvoir cuisiner cette recette qui m’a fait tant envie quand je l’ai vue sur le blog ! J’ai pas du tout envie de cuisiner. Qu’est-ce que j’ai envie de manger et que j’ai à disposition et qui me ferait me sentir bien autant dans mon corps, avec mes émotions, qu’avec mon cœur ?

Aujourd’hui, grâce à ce travail intérieur, je peux dire que je me sens libérée d’un poids. Celui de devoir manger pour faire rentrer mon corps dans des cases. Je me sens libérée des diktats diététiques. Je me sens VIVANTE.

Si vous avez envie vous aussi, de retrouver votre liberté alimentaire. Si vous avez envie de faire la paix avec votre corps. Je vous propose un accompagnement pour en terminer avec la guerre , pour créer en contact direct avec l’amour. L’AMOUR DE SOI

VOIR  MON ACCOMPAGNEMENT

 

De cœur à cœur avec vous

Sybille

 

 

 

2018-02-13T15:40:58+00:00

About the Author:

Leave A Comment