Je me suis trompée

« L’erreur n’a pas de plus redoutable ennemie que la liberté. » Emile de Girardin

Je tourne et retourne pour écrire cet article.

En vrai, je me demande s’il a sa place ici car il ne va pas parler directement de la problématique du poids et du comportement alimentaire.

Mais comme c’est mon Blog, je vais m’autoriser à parler de sujets qui me touchent.

Peut-être qu’il y a une époque j’aurais plongé ma tête dans le placard de la cuisine pour endormir la douleur que je ressens dans la poitrine, plutôt que de m’avouer que je me suis complètement trompée.

Je me suis trompée

Oh l’erreur est humaine, me direz-vous ?! Je sais que vous essaieriez de me rassurer comme j’ai tenté de le faire.

Mais pour l’instant, je n’ai pas besoin d’être rassurée, j’ai besoin de reconnaître que je fais des erreurs, de voir l’inconfort dans lequel cela me plonge, de regarder mon ego à l’œuvre pour tenter de me sortir de là sans trop de dégâts.
J’ai besoin de cela parce que sinon, je vais continuer advitam eternam de croire en des pouvoirs extérieurs qui viendraient me sauver, et m’aider à réaliser ce que je veux.

Or la seule et unique personne qui peut m’aider, c’est moi-même.

Bien sûr j’aurais des mains tendues pour m’empêcher de me noyer, mais si je choisis de ne pas attraper ces mains, je ne risque pas de me sauver surtout si je ne sais pas nager.
Bon je sais nager…mais si ma noyade se passe à mille mille du large, je suis quand même en mauvaise posture si je refuse d’attraper les mains tendues.
Mon pouvoir réside à tendre ma main.

Bref tout cela pour vous dire que oui, nous pouvons compter sur l’aide que nous apporte les autres, mais nous ne devons pas les voir comme des sauveurs. Je le répète, il n’y a que nous-même qui avons ce pouvoir sur nous.

Et c’est là que je me suis trompée.

Croire que je pouvais être sauvée par une main extérieure. C’est une nuance qu’il est nécessaire de faire entre aider et sauver pour se sortir des affres dont nous pouvons souffrir.

Mais j’ai une excuse

J’imagine comme beaucoup d’entre nous. Mais là je vais parler pour moi.

Quand je suis dans une position de fragilité, que je souhaite quelque chose (ressenti de manque), et que ce quelque chose je n’arrive pas à l’avoir malgré tous les moyens que je peux lui accorder pour l’obtenir, je me tourne vers l’extérieur. Avant c’était le frigo.

Je ne suis pas en train de me dire, tiens il te manque ça, regarde à l’intérieur de toi. Non !

Je regarde comment font ceux qui ont cette chose que je n’ai pas et j’essaye d’appliquer ce qu’ils font pour l’obtenir.

Je les crois sur parole. Et quand leurs paroles me font rêver parce qu’elles ont touché un point très sensible en moi, je suis séduite et prête à les suivre au bout du monde (j’exagère à peine).

Mais vous connaissez la chanson parole parole. Je vous la mets en dessous, vous allez comprendre
Donc, il y a des paroles qui peuvent vraiment séduire.

Sauf que lorsqu’on leur donne le pouvoir de nous sauver. On se met le doigt dans l’œil jusqu’au coude.

J’en suis presque devenue aveugle.
À force de vouloir cette chose que je n’ai pas : réussir ma vie professionnelle avec ce que cela implique d’autonomie financière (dans ma perception de la réussite), j’ai dépensé beaucoup d’argent, de temps, d’énergie pour m’apercevoir que je me suis trompée.

Personne ne peut me faire avoir cette réussite.

M’avouer que je me suis trompée

Cette phase est importante si je veux arrêter de reproduire la même chose. Et là je veux arrêter de dépenser mon temps, mon énergie et mon argent à des formations qui me font miroiter la réussite, l’indépendance, la liberté, l’argent, alors que je n’obtiens rien de tout cela. Même si le temps comme dans tout ici bas, a son importance.

Mais demander à quelqu’un qui est en train de couler s’il peut attendre que les pompiers arrivent même dans 3 minutes, il vous dira s’il le peut, qu’il n’a pas le temps d’attendre parce que là il est en train de se noyer.

Et si j’étais cette personne, je vous traiterais de tous les noms. Je crois que même dans le désarroi le plus total, je pourrais encore être en colère parce que vous n’avez pas l’air de comprendre que c’est une question de vie ou de mort.

Heureusement que dans ma situation je n’en suis pas là, mais pour autant…

Vous sentez la colère qui monte.

La colère, une alliée de vie

Je suis en colère contre moi, de m’être laissée berner par des miroirs aux alouettes. J’ai l’impression que j’ai perdu mon temps, mon argent. Et que j’y ai laissé une énergie que j’aurais pu mettre ailleurs.

Avec des si, mon dieu, comme le monde serait merveilleux!

Parfois un désir profond et sincère peut vraiment être notre pire ennemi. Il nous emmène vers des chemins que la raison aurait certainement éloigné. Il nous fait croire , que comme il est pur, tous les chemins sont bons, surtout ceux du cœur et de l’intuition. Sauf qu’en vérité, tout cela, raison, cœur et intuition sont endormies et seul le désir hurle. Il ne permet plus d’entendre quoi/qui que ce soit d’autres.

Comme dans la chanson, on peut entendre de très belles paroles quand cela reste à ce stade, à un moment, il est quand même nécessaire de se poser la question:

Est-ce que j’ai pris le bon chemin ?

Oui ça peut être sympa de se perdre, mais ça peut aussi vous couter la vie (j’exagère). En tout cas, bien vous la pourrir, ou ralentir grandement l’avancée vers votre destination.

Alors quand je m’aperçois que ce que je fais ne me mène nulle part ailleurs qu’à l’endroit où je suis déjà, je suis en droit de me poser des questions.

Dur dur de se dire que je me suis trompée

Je pourrais encore chercher longtemps des solutions à l’extérieur. D’ailleurs il y en a plein que j’ai pas encore testé. Et tiens, si celle-là fonctionnait ?

Tiens, cela ne vous rappelle rien ? Tous ces beaux discours sur le corps de rêve que vous allez avoir en suivant cette méthode.

D’ailleurs, j’ai bien conscience qu’en écrivant cela, je peux faire partie de ces personnes qui vous disent de belles paroles. Parce que je m’adresse à votre partie fragilisée. Alors, s’il vous plait, enlevez-vous cette idée de la tête que je pourrais vous sauver, vous faire perdre du poids, ou faire en sorte que vous arrêtiez de vous gaver devant votre télé. Car je n’ai pas ce pouvoir, seule vous l’avez. Moi j’ai juste une expérience similaire et des outils qui peuvent vous aider si vous désirez vous engager dans un processus de guérison durable.

En tous cas, moi je dois me faire violence pour ne pas succomber à l’appel des sirènes. Un peu comme Ulysse. Quoi que lui, il bouche ses oreilles, comme ça il est sûr de pas les entendre.

En attendant, perso, j’ai du mal à me dire que j’ai cru en ces belles paroles. Que je je me suis fourvoyée dans mon propre désir. Que je me suis trompée. En qu’en plus, je n’ai été contrainte par personne.

Oui ça fait mal de me dire que je me suis crée toute seule comme une grande que je suis, la situation qui est la mienne.

La suite

Bon , je ne vais pas vous quitter sur une mauvaise fin. J’aime trop les happy end. Sauf que laissez-moi vous dire, c’est à ce moment là, quand la fin du film arrive, que les choses sérieuses commencent.

Oui, comme dans un conte de fées où le prince réveille sa belle d’un baiser langoureux après avoir affronter les pires obstacles. On nous raconte cela, n’est-ce pas ?.

Le pire peut-être, mais le plus dur c’est après, quand il va s’agir d’entretenir la flamme, d’élever leurs enfants (s’ils en ont) , de s’occuper de leur quotidien pour qu’il reste à la hauteur de leur désir, de leur rêve. Pour qu’ils ne tombent pas dans la routine dévastatrice. Oui le plus dur commence quand le « happy end » apparait.

Alors moi , mes chères lectrices, je vais retrousser mes manches, utiliser ce que j’ai appris jusqu’à maintenant, suivre mon cœur même s’il parfois il m’induit en erreur, c’est pas grave, il est prêt à accueillir même mes erreurs. Et continuer de poursuivre mon rêve.

Pourquoi ?

Parce qu’il donne un sens à ma vie. Que ce que l’on vit, quoi que l’on vive, j’ai la croyance que ce n’est pas pour rien.

Par contre je vais arrêter de m’y accrocher comme un mollusque à son rocher.

Je vais me confronter à ce qui m’attend, curieuse et enthousiaste (parce que c’est dans ma nature).
Je vais construire pas à pas pour vivre le plus possible en accord avec moi-même

Peut-être que je ferai encore des erreurs. J’espère apprendre d’elles pour continuer d’avancer.

Mais je ferai quoi qu’il en soit de mon mieux. Comme vous. Comme vous.

Sybille

PS: Mon rêve se poursuit aussi ici. Il prend une forme différente. Il est à ce stade de sa construction la quintessence de mon parcours.

PS bis : La liberté est vraiment la valeur qui me guide, à partir de cet article, j’ai la sensation que mon blog en sera encore plus le reflet 😉

À bientôt 

 

2017-08-09T14:12:00+00:00

About the Author:

Leave A Comment