Comment panser ses blessures du cœur ?

« un cœur fragmenté à perdu toute sa valeur »Augusta Lamiel-Lapeyre

Bonjour,

Pendant mes vacances, je me suis coupée le pouce en taillant, à l’aide d’une mandoline, des courgettes. Un espèce de demi-scalp sur la partie charnue.

Une « petite » blessure, qui grâce aux soins de ma sœur, infirmière humaniste de profession, chez qui nous séjournions, se résorbera en 15 jours.

Grâce à ma sœur, aux soins quotidiens que je prodiguais à mon doigt et aux ressources intrinsèques de mon corps à pouvoir se guérir, la lésion n’est plus qu’un souvenir.

Aucune complication, pas d’aggravation. Rien qui ne m’oblige à poursuivre les soins ou en passer par des solutions plus lourdes.

Mais où veut-elle en venir avec ça ?
En quoi sa blessure au doigt peut m’aider dans ce qui me pèse au quotidien ?

Puis-je vous poser une question ? Combien de petites blessures, d’écorchures aux apparences anodines subissaient vous au quotidien ? Combien de fois préférez-vous, le c’est pas bien grave ? ou pire les étouffer complètement comme si elles n’existaient pas ces éraflures du cœur ?

Car c’est d’elles dont il s’agit en vérité à travers mon analogie.

Toutes ces fois, dans votre sphère privée, intime (entre soi et soi) ou/et professionnelle où vous faites comme si, où vous supportez le poids des maux car vous pensez peut-être que c’est « normal », « pas si important », « secondaire » (non prioritaire), que vous n’en valez pas la peine.

Nous avons, chacune en fonction de notre parcours, une capacité de résistance énorme, une faculté incroyable à encaisser…jusqu’au jour où toutes ces « petites écorchures », au détour d’une qui, peut-être même pas si profonde, fait à l’instar d’une goutte d’eau, déborder le vase.

Parfois, cela sert à faire en sorte, d’éclairer ce qu’il se passe en soi, et à s’obliger d’en prendre soin pour éviter que cela n’empire.

Parfois, cela a l’utilité, comme ce ras-le-bol d’avant les vacances qui m’a submergé, de remettre les priorités au bon endroit, d’aller se reconnecter à ses profondeurs pour avancer à sa façon, et pas à la façon dont on aimerait nous faire avancer. Mais surtout, en tout cas pour ce qui me concerne, de sortir d’un monde idéalisé, pour me confronter à la réalité.

Oui, je sais, d’aucun diront (dont moi à une époque) que la réalité est subjective. Elle dépend de notre regard. Et bien moi, à force de vouloir ne regarder que le beau, le bon, le positif, j’en ai occulté le laid, l’horrible, le détestable.

Cela m’a rendu arrogante. Dans le sens où je trouvais dans toute situation le bon côté des choses. En oubliant ou en passant un peu trop vite sur le mal que l’on peut ressentir à être écorchée.

Je crois toujours que ce que nous vivons vient nous apprendre, nous façonner, nous faire grandir. À condition de revenir vers soi, à condition d’aller voir en soi ce qui se passe pour s’accorder de la valeur. Celle qui nous fait tant défaut.

Aller voir en soi, ce n’est pas juste au niveau des idées. Mais aussi au niveau de ses émotions et au niveau de son corps. Aller voir en soi, c’est prendre le temps pour ça. Et parfois ce n’est pas facile.

Et parfois, on se convainc que ce n’est pas important.

Et bien je m’insurge.

C’est important tout autant que vous l’êtes.

Prendre soin de soi serait pour moi comme un devoir envers soi et aussi envers ceux et celles qui nous aiment et même envers la communauté à laquelle nous appartenons.

Quand j’entends ce matin à la radio, le désir du gouvernement à augmenter le nombre de lieu de soin, alors que le milieu de la santé est malade. Que cela signifie au final, plutôt que de prévenir et de donner les moyens de prendre soin de soi avant que cela n’empire, il parie sur la maladie comme justification à leur modèle de vie, cela me met en colère.

Mais la colère ne doit pas être là comme une vague dévastatrice. La colère doit permettre d’éclairer d’autres chemins. À condition, une fois encore, qu’on lui reconnaisse le droit d’être.

Combien d’entre vous vous autorisez-vous à vous reconnaître dans vos peines, dans vos émotions, dans vos idées, dans vos écorchures ?

Je peux vous assurer que même si tout à coup, tout ne devient pas rose, il se crée tout de même un arc en ciel de couleurs. Quelque chose où l’on respire plus profondément.

Pourquoi ?

Parce qu’on se sera donné l’autorisation d’être telle que l’on est, telle que ce qui se vit en soi. Et que l’on pourra continuer d’avancer non plus en faisant l’autruche, mais en construisant ce qui est le mieux pour soi dans l’environnement dans lequel on évolue.

Alors comment panser ses blessures du cœur?

Oui comment prendre soin de ces petites blessures ou des plus grosses ? Celles qui pèsent sur le cœur, celles qui alourdissent l’élan de vie, celles qui font broyer du noir et qui ne permettent pas de voir la lumière du jour.

C’est là que je reviens à l’histoire de mon pouce.

Vous pouvez trouver de l’aide auprès de quelqu’un en lui ouvrant votre cœur. Cela peut être un cahier où vous confierez votre histoire. Cela peut être une personne de confiance. Cela peut être quelqu’un comme moi qui à travers son écoute pourra accueillir et vous aider à construire à partir de vous.

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Vous pouvez aussi remarquer ce qui vous heurte, ce que cela vient faire en vous. C’est à dire vous porter véritablement attention (non ce n’est pas égoïste et si ça l’est pour certains, et bien laissez-leurs leur jugement en notant que cela ne sont que des jugements qui leurs appartiennent, ne vous encombrez pas de cela en plus).
Ressentir,  nommer l’émotion, et découvrir vos besoins pour pouvoir les honorer comme il vous plait de le faire. Cela veut dire s’accorder du temps (même 5 minutes) pour éviter de s’oublier en chemin.

Enfin, faites-vous confiance ou plutôt faites confiance en vos ressources qui sont là en vous pour vous soutenir quoi qu’il arrive.

J’ajouterais le temps, ce temps qui si pour certains est synonyme de vieillissement, pour moi est synonyme de Beauté.
Il faut du temps à une fleur pour qu’elle nous donne à voir ce qu’elle a de plus merveilleux. Il faut du temps aux bâtisseurs pour élever leur œuvre. Il faut du temps à la nature pour délivrer ses fruits. Le temps est ce que nous avons de plus précieux pour devenir qui nous sommes de plus en plus.

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Prenez-bien soin de vous 

De cœur à cœur avec vous.

Sybille

 

 

2017-10-13T11:08:57+00:00

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