Pour ou contre les cures Détox ?

« Nous sommes nos choix » J.P Sartre

En rentrant de vacances début octobre, où mes repas avaient été plus riches qu’à l’ordinaire, et profitant d’un grand week-end (3 jours) où j’allais me retrouver seule à la maison, l’expérience d’une cure détox me trottait dans la tête.

Pourtant avant de sauter le pas, j’ai dû négocier avec ma conscience.

Comment pouvais-je avoir envie de faire une cure détox, moi qui dénonce les régimes ? Les vieux démons de mes années de restrictions et de contrôle ressurgissaient.

Afin que ma cure m’apporte les bienfaits que j’espérais, je devais d’abord définir ce que devait être pour moi une cure détox.

Qu’est-ce qu’une cure détox ?

Pour moi , mais aussi pour d’autres , une cure détox n’est pas un régime, mais une manière de mettre le corps au repos, d’éliminer les toxines, de revenir vers soi.

Les différentes religions chrétienne, islam, hindouisme et judaïsme la considèrent comme un chemin spirituel.

Pour des personnes comme moi sans obédience religieuse, mais pour qui la spiritualité a sa place, la cure détox peut donc être aussi une façon d’aller à la rencontre des pensées et des émotions, et de méditer sur la fonction de manger.

Pourquoi faire une cure et quels sont ses différents bienfaits ?

C’est donc avec l’idée de purifier mon âme et mon corps, mais surtout celle de vivre une nouvelle expérience pour en connaître intimement les effets, que j’ai entrepris joyeusement ma cure de smoothies.
Une forme de jeûne qui allait privilégier certains aliments dans un but de me maintenir en bonne santé, de booster mon immunité (faire une cure au changement de saison est préconisée par les naturopathes), de faciliter la digestion, d’alcaliniser mon organisme qui souffrait d’une tendinite récalcitrante.

La veille du jour J

Moi qui suis sensible aux signes que peut m’envoyer la vie, un article lu dans le psychologies magasine du mois d’octobre avait fini de me convaincre. Page 132 dans la rubrique Lettre à mon corps, Florence confiait :

Chaque année, mon mental décide de partir huit jour et puis très vite, c’est toi qui prend le contrôle. Tu te purges, et là tu me parles clairement. Tu comprends que je ne vais pas te donner à manger, alors tu réclames de l’eau. Je t’écoute, je t’hydrate. Tu me demandes de marcher plus lentement : je ralentis le pas.
En échange, tu règles mes problèmes de santé : cette tendinite qui nous a taquiné le pied durant des mois ou une pneumopathie…Durant cette parenthèse
, je ne suis plus en travers de ton chemin. Je te laisse faire. Je m’en remets à toi en toute confiance…Et je ressens encore, longtemps après, ton euphorie, ta légèreté, ton bien-être fascinants. Je profite de ton énergie

La veille du jour J, je vais donc rassembler tous les aliments dont j’ai besoin pour ces trois jours de cures.

Le premier jour 

C’est excitée comme une puce et curieuse de ce que j’allais découvrir en terme de goûts et de sensations que je me préparais le premier smoothie. J’ai partagé cette première journée sur Instagram et Facebook

Le deuxième jour 

Le deuxième jour, je choisissais de me préparer tous les smoothies en avance. Cela a eu comme effet de me libérer la tête et de laisser la place à une journée différente de la première. L’espace qui s’est créé ainsi a fait que cette journée a été celle où mon énergie était vraiment au top. Je me sentais vraiment bien. Peut-être aussi parce que je savais qu’il ne me resterait plus qu’une seule journée avant de retourner à une alimentation et des habitudes ressourçantes. Et puis, j’avais ajuster certaines recettes.
La cure me permettait d’apprivoiser davantage l’observation de mon état et de mes goûts. Je pouvais ainsi choisir en conscience d’apporter ou d’enlever certains quantités d’aliments afin de profiter pleinement des bienfaits de l’expérience.

Le dernier jour

Ce dernier jour fût doux. Comme la veille, j’ai préparé tous les smoothies à l’avance. L’énergie physique était moins haute, mais je ressentais une sorte de quiétude intérieure. Comme un apaisement. C’était comme si j’étais au ralenti.
Je savais aussi que c’était le dernier jour, et j’avais donc l’intention d’augmenter ma qualité de présence à mes pensées, mes émotions, mes sensations.

Ma tendinite sans qu’elle est complètement disparue me faisait beaucoup moins souffrir.

Si je devais définir en un mot cette dernière journée de cure détox, je dirais calme.

Et après ?

Lorsqu’on fait une telle démarche, il ne s’agit pas lorsqu’elle se termine de se jeter sur le frigo. Mais il ne s’agit pas non plus d’être dans le contrôle.

Pour ma part, j’ai repris une alimentation diversifiée.
J’étais heureuse d’avoir pu créer une intimité plus grande avec mon corps et je pense qu’il m’en était reconnaissant.

J’étais prête à poursuivre l’aventure de ma vie.
Peut-être referai-je une cure si les conditions sont réunies.
Pour moi une des conditions est d’être soit avec des personnes qui font la même démarche, soit seule pour ne pas « peser » sur les autres par mes choix. Une cure détox est une opportunité de se retrouver, de créer une sorte d’intimité, de ralentir le temps, de prendre soin de soi dans son ensemble.

Chacun pourra y mettre son intention , y trouver sa motivation.

Elle devient presque obligatoire quand on soumet son corps à de nombreux excès (pas qu’alimentaires). Le stress, la pollution, notre rythme de vie peuvent être de bien beaux prétextes pour tenter l’expérience.

Pour ou contre les cures détox ?

je suis pour pour toutes les raisons que je viens de vous exposer.

Je suis contre si une cure détox est là pour contrôler, ou sous couvert de se faire du bien, se substitue à un régime.

Ceci dit une cure détox peut-être un booster d’amincissement. Les différentes prises de consciences que permettent la cure pourront vous faire voir autrement certains de vos comportements, de vos émotions, de vos pensées.
Elle peut être à l’origine d’un début de transformation, le prochain pas vers votre liberté physique et alimentaire.

Je vous recommande de vous renseigner si vous souhaitez en faire une, de vous faire aider par un professionnel si vous êtes complètement perdue avec le concept, de commencer par une cure d’une journée, voire même un repas, avant de vous lancer dans plus long.

En ce qui me concerne et pour l’instant, si je dois refaire une cure, trois jours me conviennent.
Mais peut-être que la vie et les choix que je ferai viendront me proposer une nouvelle expérience dans une durée plus longue, dans une forme différente.

Je suis bien contente de l’avoir fait pour désormais avoir la certitude que mes troubles de conduites alimentaires sont bel et bien de l’histoire ancienne.

Ce n’est pas tant ce que l’on mange qui compte quand on se soucie de sa ligne, mais tout ce que l’on met dans ce que l’on mange -croyances, préjugés, comportements- qui eux sont à mon sens bien plus délétères à la relation que l’on entretient avec son corps et avec son assiette.

Si vous avez envie d’aller plus loin, de faire le point de votre situation, retrouvons-nous le temps d’une séance découverte.

Je réserve ma séance

À très bientôt

Sybille

2018-11-26T13:12:53+00:00

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