Pourquoi écrire ?

“Ecrire, c’est espérer. Ecrire, c’est transformer une chose en une autre. C’est se solidariser avec les autres. Ecrire, c’est l’essentiel dans sa pureté.”Dominique Lévy-Chedeville

Quand j’étais plus jeune écrire était quelque chose de naturel.
J’écrivais des poèmes.
Un jour un ami de mes parents, un homme qui m’apparaissait comme étant un grand sage, avait lu mes poèmes et m’avait dit : ne t’arrête jamais d’écrire.
À l’époque écrire des poèmes, c’était me relier à ce que je vivais en moi. Je n’en avais aucune conscience. Mais c’est ce que je faisais. Et cela me faisait du bien.
Souvent mes poèmes parlaient d’amour, de chagrin, de reconnaissance aussi.
Ils pouvaient s’adresser à quelqu’un. J’aimais ça offrir un poème au gens que j’aimais pour une occasion particulière . Ou s’adresser à moi. Ceux-là, sans le savoir me libérait d’un poids.
Et puis j’ai eu aussi des journaux intimes. Ils servaient surtout à accueillir mes doutes, ma colère, mes interrogations. Je les relisais rarement car ils étaient très sombres et que ce qui avait été écrit était déjà ailleurs. Les relire c’était comme ressasser. Et cela m’était bien inutile. Je savais parfaitement le faire à travers mes pensées qui pouvaient tourner en boucle, jusqu’à ce que je les écrive.
Tout ça pour dire que l’écriture a toujours fait partie de ma vie.
J’admire les écrivains qui savent s’isoler pour écrire, inventer, ou sublimer. J’adore lire parce que dans certains mots je m’y retrouve. Cela me fait me sentir moins seule. Et c’est tellement bon cette sensation d’être comprise…même si on ne connait pas la personne en vrai.
Quand j’ai eu mes enfants, j’ai perdu ce contact avec l’écriture. C’est un peu après leur arrivée que je me suis tournée vers les thérapies.
Les mots, toujours les mots pour guérir mes maux.
Quand j’ai fait ma formation de coach, j’ai rencontré une merveilleuse coach Christie Vanbremeersh, nous nous formions ensemble, qui m’a fait connaître Julia Cameron à travers son livre Libérez votre créativité. Grâce à Christie, j’ai repris contact avec l’écriture ET avec ma créativité.
Je me suis donc remise à écrire sans but. J’ai remarqué qu’écrire c’était comme faire ma toilette intérieure. C’était mettre de la lumière sur ce qui se passait à l’intérieur de moi et dont je n’avais pas vraiment conscience prise dans l’agitation et le brouhaha que la vie extérieure peut apporter.
Petit à petit, grâce notamment à des livres comme le journal créatif ou bien exercices créatifs zen de Anne-Marie Jobin, j’ai pu approfondir ma pratique de l’écriture. Et aller débusquer en moi des choses insoupçonnées. J’ai pu aussi davantage structurer.
Il y avait l’écriture spontanée proposée par Julia Cameron pour lâcher et puis il y avait des exercices de Anne-Marie Jobin pour creuser et avancer avec cette matière qu’est l’écriture.
J’ai commencé à y associer le dessin. Je ne sais pas du tout dessiner, mais je le fais comme le ferait ma petite Sybille et je suis toujours agréablement surprise par ce qui émane de ces dessins d’enfants.
Chemin faisant, j’ai rencontré Manon Lavoie de M comme muses avec qui j’ai fait un atelier : Revenir vers soi et où j’ai intégré dans ma pratique le collage.
Ma vie devenait plus à l’image de ce que je souhaitais et surtout moi, je pouvais de plus en plus être connectée à la joie, à l’enthousisame, au plaisir.
Tout cela m’a donné le courage de faire un vrai atelier d’écriture avec Mathilde Vermer, un atelier d’écriture auto-biographique. Cela m’a fait voir comment d’un premier jet, on arrive à un texte plus abouti qui peut faire échos dans la vie des autres. Mais surtout combien prendre du recul, permet de lâcher les charges émotionnelles qui jusque là pesaient lourd sur la balance de ma vie.
Revenir sur ce qui chez soi, dans les évènements d’hier limitent l’épanouissement d’aujourd’hui est une grande libération physique, émotionnelle et psychique.
Pour celles qui sont curieuses de lire le texte en question :

Trop petite pour comprendre ?

Ce jour-là, c’est un lundi ou peut-être bien un mardi. En tout cas un jour d’école. Je suis assise à l’arrière de la 4L beige de ma mère. Je porte le pull qu’elle m’a tricoté. Celui que j’aime bien parce qu’il a des rayures oranges et jaunes. Chaque fois que maman me récupère après la classe, c’est le même rituel. Elle m’ouvre la portière arrière. Me fait monter comme d’habitude en récupérant le cartable. Le pose à côté de moi. Referme la porte en la faisant claquer. Elle ouvre ensuite la sienne et s’assoit au volant. Moi, bien campée au milieu de la banquette, les avant bras posés sur les sièges avant, j’attends le moment où elle chante. Je deviens alors la spectatrice privilégiée d’un concert privé pour moi toute seule.

Je me souviens des paroles d’une chanson qu’elle entonnait souvent à cette époque. Je ne les comprenais pas toutes . D’ailleurs, ce n’est que bien plus tard, lorsque j’entendrai cette chanson à la radio que je m’en rendrai compte. Mais à ce moment-là, je reprends juste à tue-tête un « banal à pleurer » par « banana pleurer ». Par contre, ce que je n’ai jamais oublié, c’est la fin que ma mère répétait.

– et ça m’a fait mal, et ça m’a fait mal.

Aujourd’hui, sans doute une course à faire, parce qu’au lieu de prendre le chemin de la maison, maman prend la direction du centre du village. Elle doit vouloir passer à la boulangerie pour m’acheter mon goûter. Je raffole des chocolatines qui font des miettes. Je les récupère dans le sachet d’emballage pour pouvoir les faire tomber dans ma bouche la tête en arrière. Mais avant, Je mords à pleine bouche dans la pâte feuilletée. Sa texture qui s’effrite sous mes dents fond en laissant s’épanouir le bon goût du beurre. Je me délecte à l’avance de l’instant où la barre de chocolat craquera légèrement entre ma langue et mon palais. J’appuie alors légèrement pour qu’elle s’étale jusqu’au fond de ma gorge. De son beau regard qui a la couleur du ciel, je vois maman qui m’observe dans le rétroviseur. Elle partage mon moment de gourmandise. Elle qui est continuellement au régime. D’ailleurs, elle en commence toujours un de nouveau. Elle se trouve constamment trop grosse. Dit qu’elle a pris dix kilos après s’être mariée. Dix kilos à la naissance de Sabine. Et dix kilos encore après la mienne. Je trouve qu’elle exagère parce que moi je la trouve belle comme elle est. Et puis question vêtement, et bien elle fait dans le pratique. À la maison, c’est souvent qu’elle reste avec son bourgnous, c’est le nom qu’elle donne à sa robe d’intérieur. Pourtant dehors, elle s’habille bien, mais elle prend garde à ne pas attirer l’attention sur elle. Ça ne plairait pas à Papa.

Nous passons devant la boutique de Lydie. Lydie, c’est une connaissance de maman et papa. Elle fume une cigarette, postée sur le trottoir. Nous sommes allés manger chez elle quelques fois. Elle est tout l’inverse de maman. Petite, très menue, fardée comme un pot de peinture de l’avis de maman, avec les ongles vernis de rouge.

Je me souviens de ce jour où papa m’avais grondée parce que je m’étais peint les ongles. Maman ne le fait jamais. Elle ne se maquille pas non plus. Elle ne porte pas de jupe courte comme Lydie, ni de décolleté. Et elle ne fume pas.

Quelques semaines plus tôt, lors d’une soirée chez Lydie, pour la première et dernière fois de ma vie, j’avais vu mon père une cigarette à la bouche. Il la tenait entre ses doigts, l’amenait à ses lèvres avant de rejeter la fumée en soufflant lentement. Un moment, j’avais abandonné mes jeux avec les autres enfants pour regarder mon père. Là, il riait, plaisantait. Il était le centre de l’attention comme souvent. Mais ce jour-là ses yeux brillaient. on aurait dit que son sourire lumineux hypnotisait les autres invités. Il avait l’air tellement heureux. Sans bruit, je me suis approchée. Je n’avais pas tellement envie de briser ce moment. Je m’avançais pour profiter moi aussi du spectacle. Une fois à sa hauteur je lui ai demandé pourquoi il fumait. Il a tourné son visage vers moi sans perdre son sourire éclatant et il m’a glissé à l’oreille.

– C’est pour semblant.

Je suis retournée vers mes jeux satisfaite de la réponse de mon père sans chercher à comprendre autre chose.

Tout à coup dans la voiture, l’atmosphère est devenue lourde. Maman fixe la route sans tourner la tête. Elle a le visage sombre. La lumière de son regard s’est éteinte. Ses mains agrippées au volant, elle garde ses mâchoires serrées. Je m’étonne. Maman salue toujours Lydie de sa main quand elles se croisent de loin. Lydie elle, jette sa cigarette par terre, entre précipitamment dans le magasin.  Mes yeux vont vers Maman puis ils voient Lydie s’enfuir. Ma bouche s’assèche. Mon cœur bat plus vite soudain. Je n’ai pas le temps de retenir les mots qui sortent de ma bouche.

– Pourquoi vous vous dites pas bonjour ?

Sans un regard vers moi, du bout des lèvres maman murmure.

– Tu comprendras quand tu seras grande.

Tout ce chemin m’amène à proposer le coaching épistolaire dont je sais qu’il peut vraiment aider à se libérer de ses maux, de ses poids, de ses lourdeurs. Qu’il peut aider à refaire circuler l’énergie à travers la libération des émotions. Qu’il peut aider à se ré-inventer et à inventer sa vie avant que celle-ci se matérialise en vrai.
Tout cela je le sais car mes cellules l’ont imprimées à travers mon expérience.
Et aujourd’hui, je tombe sur un texte de Susan David, phychologue et coach qui étudie les émotions et leur influence, dans son livre L’agilité émotionnelle qui valide tout ce que je sais.
C’est à travers l’expérience personnelle de James Pennebaker, éminent professeur à l’université du Texas, et de ses travaux que Susan David, confirme tout le bien que je pense, et que je ressens pour l’écriture.
En voici un extrait :

James Pennebaker, éminent professeur à l’université du texas, se maria dès la fin de ses études au début des années 1970. Trois ans après son mariage, sa femme et lui commencèrent à se poser des questions sur leur couple et Pennebaker, confus et déstabilisé, sombra dans la dépression. Il avait perdu l’appétit, buvait trop, et se mit à fumer. Contrarié par ce qu’il considérait comme une faiblesse émotionnelle, il s’isola de plus en plus.

Un matin, un mois environ après le début de sa déprime, Pennebeker se leva et s’installa à sa machine à écrire. Il la regarda pendant un long moment, puis il se mit à écrire librement et en toute sincérité à propos de son mariage, de ses parents, de sa sexualité, de sa carrière et même sur la mort.

Tandis qu’il écrivait, il se passa quelque chose d’extraordinaire. Sa dépression disparût et il se sentit libéré… L’écriture eu un effet encore plus profond. Pour la première fois, il commença à voir la raison d’être de son existence et les possibilités qu’elle offrait.

Susan David continue son récit en expliquant les études du professeur “sur les liens entre l’écriture et le traitement des émotions” auprès de 2 groupes, dont les membres du premier devaient “écrire sur des expériences émotionnellement significatives et l’autre d’écrire sur des sujets anodins durant environ vingt minutes par jour pendant trois jours.”
La constatation de ses études est que “les personnes qui décrivaient des épisodes émotionnellement forts éprouvaient une amélioration notable de leur bien-être physique et mental. Dans les mois qui suivaient ces séances d’écriture, leur tension artérielle était plus basse, leur système immunitaire fonctionnait mieux et ils consultaient moins le médecin. Ils avaient des relations sociales de meilleure qualité, une meilleure mémoire et ils réussissaient davantage dans leur travail”.
Et d’ajouter que les travaux du professeur faisait échos à sa propre histoire quand alors que Susan David n’était encore qu’une adolescente elle écrivit sur “la maladie et la mort de son papa, ce qui lui permis d’exprimer ses regrets”, ce qu’elle n’avait pas pu dire, ses moments de joie et sur ses “efforts”. L’écriture lui permettait d’être en relation avec ses émotions qu’elles soient agréables comme désagréables. Cela lui a permis de mieux se connaître . Elle compris qu’elle pouvait vivre avec la totalité de son soi.
Cette lecture m’a procuré une joie immense parce que je me suis sentie moins seule. Et qu’elle exprime tellement bien ce que je sais pour l’avoir vécu.
Dans un groupe Facebook dont je fais partie et où il est question de publier ce que l’on propose, à mon offre de coaching épistolaire , un commentaire m’a enthousiasmé. Il disait que la personne avait perdu 10 kilos en écrivant.
Je n’avais pas vraiment fait le lien entre mon poids et l’écriture, entre l’écriture et ma relation à l’alimentation et à mon corps. Pas aussi précisément parce que j’ai fait beaucoup de choses pour me libérer des poids qui m’entravaient. Mais à lire ces mots, j’ai eu à l’intérieur de moi un grand OUI qui s’est inscrit et qui venait me dire que je pouvais me faire confiance en proposant le coaching épistolaire pour les problèmes liés au poids et à l’alimentation.
Le coaching épistolaire est un temps pour vous, pour vous retrouver et pour semer des graines, les arroser et les voir croître à l’intérieur comme à l’extérieur de vous.
Aussi, je ne peux que vous encourager à vous faire confiance et à vous laisser guider par votre cœur qui sait mieux que personne le prochain pas que vous devez faire
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De cœur à cœur avec vous

Sybille ♥

2018-04-10T07:40:32+00:00

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