« Bien manger, c’est aimer. Bien manger, c’est comprendre. Bien manger, c’est rêver » Allen S. Weiss

Que sont les TCA ?

Les TCA ou troubles des conduites alimentaires dans le jargon médical, que je préfère nommer troubles du comportement alimentaire sont considérés comme des pathologies potentiellement graves. Selon le Professeur Rigaud, président d’Autrement, elles affectent un nombre croissant de personnes en France. On les retrouve sous les termes suivant :

  1. Anorexie : Contrôle et baisse de son alimentation pouvant devenir chronique et drastique conduisant à une malnutrition pouvant devenir mortelle.
  2. Boulimie : Ingestion incontrôlable de nourriture en très grande quantité suivi de comportement compensatoire (souvent des vomissements).
  3. Hyperphagie boulimique : Ingestion d’une grande quantité d’aliment sans comportement compensatoire.
  4. Orthorexie : Obsession d’une nourriture saine. Ici, ce n’est pas tant la quantité ( ou l’absence de quantité) qui prime mais la qualité de l’aliment qui pose problème.
  5. Troubles alimentaires non spécifiés ou TRANS : Ce sont les troubles qui n’entrent dans aucune des autres catégories. Pourtant, vous pouvez entretenir une relation conflictuelle avec la nourriture, surveiller votre poids ou votre alimentation de manière problématique, ou suivre régulièrement des régimes sans succès et adopter un comportement inadapté à votre bien-être.

Quelque soit le nom que vous mettez derrière les TCA, il permet d’identifier ce dont vous souffrez, ce qui peut rassurer dans un premier temps (pas toujours).  Mais en connaissant l’ennemi on peut choisir un moyen de le vaincre. Pour autant il n’indique pas ce qui se cache derrière et comment s’en débarrasser.

Qu’est-ce qui ce cache derrière les TCA ?

Le trouble dont vous souffrez aujourd’hui est la meilleure réponse que vous avez  trouvée pour l’instant pour vous sentir mieux. Cela vous semble peut-être fou, mais croyez-moi, si vous aviez trouvé un autre moyen pour calmer vos angoisses, gérer vos émotions ou faire face à vos expériences de vie plus ou moins difficiles, vous l’auriez fait depuis longtemps.

Quelque soit le comportement que l’on adopte, il vise notre bien-être.

Sauf que si cela porte ses fruits au début, dans le cas des TCA, il se retourne rapidement contre nous.

J’ai souffert pendant 20 ans de TCA. Au début, n’ayant pas eu les moyens d’y mettre un mot, je me demandais ce qu’il m’arrivait. Sans doute une des raisons du temps que j’ai passé avec mon trouble. Par ailleurs, j’ai grandi dans une famille abonnée aux régimes, ce qui n’a pas permis à mes parents de voir mon problème, eux-même embourbés dans des conduites alimentaires compliquées. Par contre, j’ai pu de part cet environnement m’initier à la diététique à travers les livres, les différents « traitements » qui  ont jalonné le parcours alimentaire de ma mère, les rencontres et ma curiosité pour ce domaine.
D’autre part, je passais une grande partie de mon temps en cuisine, ce qui a développé mon goût, mes compétences et ma créativité en la matière.

Les différents effets « ricochet » des TCA

Les TCA, si elles nuisent au corps, desservent aussi le mental.

Elles enferment la personne qui en souffre dans un univers qui exclut le reste.
Elles ont un impact sur l’humeur qui peut elle aussi jouer au Yo-Yo.
Elles provoquent des conséquences sur l’entourage.
Elles perturbent l’image de Soi. – Mon poids a varié durant cette période de 48 à 70 kg, pourtant je me voyais aussi « grosse » à n’importe quel nombre sur la balance –
Elles diminuent l’estime et la confiance en Soi.
Elles peuvent donner des idées suicidaires.

Par ailleurs , les TCA alimentent une imagination infinie pour camoufler, ruser. J’ai pendant 20 ans pu engouffrer des quantités considérables de nourritures sans me faire prendre. J’ai trouvé des prétextes pour expliquer mes différents refus aux invitations, caché mon ventre distendu sous des vêtements informes.

Mais ce comportement, qui je le répète vise à maintenir l’équilibre intérieur n’est pas dépourvu de douleurs immenses. C’est quand elles arrivent à leur paroxysme que des personnes comme moi demandent de l’aide.
Une des première fois où j’ai entrepris de me faire aider, enfin celle où j’ai pu exprimer mon problème vraiment, c’était lors d’une thérapie de groupe où chacun devait exprimer la raison de sa présence. Je me souviens avoir attendu d’être la dernière pour dire ce dont je souffrais. J’ai cru mourir tant la honte que j’éprouvais été abyssale. Même les douleurs physiques que peuvent engendrer les TCA n’étaient pas arrivées à déclencher cet appel SOS.

Les freins à la guérison

Dans nos pays où chacun est libre d’adopter le régime alimentaire qu’il désire, où le choix alimentaire est exponentiel, où les diktats corporels encouragent la performance et le contrôle, il est facile de se perdre.
Également, le regard extérieur peut desservir ou/et ralentir l’allègement. Quand celui-ci valorise un résultat, alors que le comportement dont il découle est néfaste, cela perturbe le processus de guérison. Chez moi par exemple, le fait de maigrir, de garder la ligne, de cuisiner était valoriser, alors que ce que je vivais intimement me faisait de plus en plus souffrir.

Le résultat cache parfois la réalité. Ce qui importe plus que la destination, c’est le chemin qui y conduit. Et si celui-ci est semé de souffrances, alors il serait préférable de changer sa route.

Comment se débarrasser des TCA ?

Pour moi, le problème n’est pas que d’ordre alimentaire. L’alimentaire est ce par quoi s’exprime le mal-être, la douleur. Donc essayer de résoudre les TCA par l’alimentation, ou la diététique uniquement ne renforce que davantage les TCA. Ils ne doivent donc pas être réglés qu’à travers ce prisme.

Alors comment ?

C’est en revenant vers ce qui vibre en soi, en allant s’écouter que l’on trouve d’autre solutions que les TCA pour vivre les expériences qu’on ne manque de rencontrer. C’est ce que je propose à travers mon accompagnementIl a pour but : 

  • Vous sentir bien dans votre corps ET dans votre tête
  • Trouver votre équilibre alimentaire
  • Trouver et garder votre poids de forme
  • Que les compulsions ou/et les privations cessent

Je pense que le fait que je ne me sois jamais considéré « malade » bien que consciente de mes troubles, m’a permis d’aller vers d’autres types d’aide que les médecins, les diététiciens, les nutritionnistes.

C’est en allant à la rencontre de qui j’étais profondément, en apprivoisant ce que je pensais être mes défauts ou mes « pas assez » comme disait mon père, mais aussi en reconnaissant mes forces, bref en accueillant complètement mon humanité que j’ai arrêté de souffrir de ces troubles.
Et ce qui m’a aussi aidé , c’est le fait de regarderce que je souhaitais vivre et donc d’être dans une dynamique de construction  : Quoi à la place des TCA qui prennent une place et une énergie de dingue ? même si pour cela quelquefois il est bon d’aller s’occuper des blessures.

Vous vous reconnaissez et vous voulez vivre sans TCA, réservez votre séance découverte qui est un échange par skype ou téléphone pour faire le point et voir si nous pouvons faire un bout de chemin ensemble pour vous sortir de ce que vous êtes en train de vivre

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À bientôt