Pourquoi remercier même ce qui nous dérange ?

« La reconnaissance maintient la joie dans notre cœur. » Sundari

Bonjour,

Au départ, je souhaitais vous parler de la volonté. Vous savez cette volonté qui veut absolument. Qui ne déroge pas à ce « je veux absolument » et qui nous maintient prisonnière d’un état de frustration quasi permanent. C’est mon cas. Enfin, ça l’était jusqu’à ce matin. Et puis chemin faisant, c’est de remercier qu’il va être question

Changement de cap

Ce matin, j’ai commencé ma journée comme d’habitude en faisant sonner mon réveil tôt pour le rendez-vous que je me suis donnée à moi-même la veille. Je fais des choses qui nourrissent mon énergie : écrire et méditer avant le petit-déjeuner. Ensuite, je vais ou marcher, ou courir ou faire du yoga ou ça peut m’arriver de combiner selon mon envie et le temps que j’ai. Ce rendez-vous avec moi-même est la nourriture dont j’ai besoin pour bien commencer ma journée et surtout bien la continuer.

Pendant mon rendez-vous d’écriture, il m’arrive de plus en plus souvent d’intégrer le moment où je remercie. Au début, cela m’a demandé de me souvenir que j’avais pris cette décision : être reconnaissante de ce que j’ai, de ce qui m’arrive. Reconnaître que j’ai vraiment de la chance de me lever chaque matin, d’avoir un corps qui me porte, d’avoir un toit sur ma tête, l’amour de ma vie à mes côtés, des parents et des enfants en bonne santé, de savourer des produits frais, une connexion internet qui fonctionne, un ordinateur qui marche, des amis sur qui je peux compter, des personnes que je sollicite et qui m’accordent leur temps, leur vision, des témoignages sublimes qui me font pleurer…

La gratitude est un enseignement spirituel très important.

La gratitude pour quoi ?

Elle permet d’ouvrir son cœur, de ressentir une immense chaleur intérieure, de se connecter ne serait-ce qu’un instant à la paix intérieure.

Et puis en intégrant à mon rythme cet enseignement, j’ai eu l’élan pas plus tard qu’aujourd’hui de l’étendre aux évènements douloureux, plus contraignants, aux expériences qui me limitent encore dans ce je veux absolument.

Pourquoi remercier même ce qui nous dérange ?

Après tout, peut-être que c’est pour mon bien, pour le bien de ma propre évolution tous ces sens interdit, ses stop et ses limitations de vitesse ? Vous savez quoi, je suis absolument certaine que ce que je vis, TOUT ce que je vis est vraiment là pour moi.

J’en suis convaincue car j’ai senti dans mon corps une tension qui se relâchait. Ma tête a cessé instantanément de mouliner pour chercher à l’extérieur de moi  des solutions.

Cela me permet d’accueillir le moment présent comme il se présente sans essayer de combattre. Combattre est épuisant

Ça m’a fait pensé au conte de ce vieux paysan et de son cheval blanc, vous connaissez ?

Un conte nourrissant

Un pauvre chinois suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu’il possédait un cheval blanc extraordinaire. Chaque fois qu’on lui proposait une fortune pour l’animal, le vieillard répondait :

– « Ce cheval est beaucoup plus qu’un animal pour moi, c’est un ami, je ne peux pas le vendre. »

Un jour, le cheval disparut. Les voisins rassemblés devant l’étable vide donnèrent leur opinion :

– « Pauvre idiot, il était prévisible qu’on te volerait cette bête. Pourquoi ne l’as-tu pas vendue ? Quel Malheur ! »

Le paysan se montra plus circonspect :

– « N’exagérons rien dit-il. Disons que le cheval ne se trouve plus dans l’étable. C’est un fait. Tout le reste n’est qu’une appréciation de votre part. Comment savoir si c’est un bonheur ou un malheur ? Nous ne connaissons qu’un fragment de l’histoire. Qui sait ce qu’il adviendra ? »

Les gens se moquèrent du vieil homme. Ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d’esprit. Quinze jours plus tard, le cheval blanc revint. Il n’avait pas été volé, il s’était tout simplement mis au vert et ramenait une douzaine de chevaux sauvages de son escapade. Les villageois s’attroupèrent de nouveau :

– « Tu avais raison, ce n’était pas un malheur mais une bénédiction. »

– « Je n’irais pas jusque là, fit le paysan. Contentons-nous de dire que le cheval blanc est revenu. Comment savoir si c’est une chance ou une malchance ? Ce n’est qu’un épisode. Peut-on connaître le contenu d’un livre en ne lisant qu’une phrase ? »

Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait. Recevoir douze beaux chevaux était indubitablement un cadeau du ciel, qui pouvait le nier ?

Le fils du paysan entreprit le dressage des chevaux sauvages. L’un d’eux le jeta à terre et le piétina. Les villageois vinrent une fois de plus donner leur avis :

– »Pauvre ami ! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t’ont pas porté chance. Voici que ton fils unique est estropié. Qui donc t’aidera dans tes vieux jours ? Tu es vraiment à plaindre. »

– « Voyons, rétorqua le paysan, n’allez pas si vite. Mon fils a perdu l’usage de ses jambes, c’est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté ? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l’avenir. »

Quelque temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du village furent enrôlés dans l’armée, sauf l’invalide.

– « Vieil homme, se lamentèrent les villageois, tu avais raison, ton fils ne peut plus marcher, mais il reste auprès de toi tandis que nos fils vont se faire tuer.  »

« Je vous en prie, » répondit le paysan, « ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrôlés dans l’armée, le mien reste à la maison, c’est tout ce que nous puissions dire. Dieu seul sait si c’est un bien ou un mal. »

 

 

Je ne cherche plus à en découvrir la raison, car le mental a vite fait de me perdre. J’écoute juste et je fais des choix plus éclairés.

Le choix que j’ai fait ce matin a été de dire :

MERCI

Merci à toutes ces parts de moi qui coincent, grincent, bloquent pour me permettre de prendre le temps dont j’ai besoin pour avancer. Je peux ainsi continuer le chemin d’élagage, de déblayage, de nettoyage qui me font découvrir en moi des lieux d’une grande et pure beauté.

Merci à mes pensées limitantes qui me gardent en sécurité et me permettent quand je prête à les reconnaître de les laisser aller afin de dépasser les limites que je m’étais fixées.

Merci à mes parts sombres qui ne demandent qu’à être éclairées de la lumière douce du cœur qui vibre.

Merci à mes émotions intenses de me guider vers ma raison d’être un pas après l’autre.

Merci à ce qui me dérangent de m’aligner pour recevoir la meilleure solution que je puisse accueillir.

Merci au temps qui passe qui est mon meilleur allié pour devenir la magnifique vieille dame que je souhaite devenir.

Merci à mon mental qui ne se lasse pas de me donner mille idées de l’heure pour que je puisse faire le tri.

Merci aux obstacles en tout genre, panne d’ordi, téléphone qui déconne, pneus crevés, délais non respectés qui m’amènent toujours, mais alors toujours vers quelque chose de mieux.

Sybille

 

Je peux ainsi proposer le programme envol sans pression. J’ai ouvert les inscriptions jusqu’à vendredi pour 10 personnes qui ont le désir de faire un bout de chemin vers l’amour de soi.

 

Jusque là, je me disais qu’il fallait que je le vende parce que je voulais que celles qui souffrent de leurs comportements alimentaires aux conséquences néfastes pour leur corps, leur esprit, leur vie trouvent enfin une solution définitive à leur mal-être.

J’ai compris que cette volonté pour deux limitaient mes chances d’atteindre ce que je voulais. Je ne peux pas vouloir pour l’autre ce qu’il n’est pas prêt à recevoir. Je ne peux pas vouloir pour l’autre des solutions qui ne sont pas les siennes.

Moi je peux juste tendre la main et attraper celles qui se tendront pour les aider à cheminer vers leur propre être. Je peux juste continuer à m’aligner sur mon chemin de vie pour vibrer à la fréquence de mon âme guérisseuse.

C’est ce je fais ici par exemple. Et vous êtes libre de prendre ce qui vous fait du bien.

Je me suis rendue compte qu’après m’être gavée pendant des années, je pouvais gaver en voulant trop.

MERCI à ma volonté sans faille de m’avoir amenée jusque là. De m’ouvrir aujourd’hui à plus de douceur et d’amour envers moi-même. MERCI À VOUS de m’avoir lu jusqu’au bout et de me suivre sur chemin de réconciliation avec soi-même.

Avec tout mon amour

Sybille

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2017-06-27T14:27:31+00:00

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