Existe-t-il une façon unique de revenir vers soi ?

Revenir vers soi pour trouver cette vitalité qui habite les profondeurs de notre être et qui ne demande qu’à se déployer.

Quitte à se tromper. Quitte à recommencer encore et encore. Quitte à se perdre.

Personnellement, je préfère les chemins de traverses. Mais parfois même ces chemins-là se trouvent vite encombrer. Alors je m’échappe à nouveau. Je me méfie quand il y a trop de monde à un endroit. La foule qui parle comme un seul homme m’effraie un peu à vrai dire. Je préfère prendre du recul et me demander ce qu’il en est pour moi ?

T’es-il déjà arrivé de te lancer corps et âme dans une activité ou de mettre tout ton cœur à l’ouvrage pour finir par te rendre compte que finalement si le chemin a été merveilleux, la destination elle ne t’enthousiasme pas plus que cela ?

Envies-tu parfois certaines personnes pour ce qu’elles montrent à voir, et finalement te rendre compte que l’envers du décors, lui est beaucoup moins beau qu’il ne laissait paraître ?

Combien d’entre nous rêve, a rêvé, rêvera qu’ailleurs ou qu’avec telle situation, telle possession nous serions-plus heureux ?

Et puis un jour cela arrive : l’ailleurs, la situation, la possession, mais le bonheur, lui, s’évapore aussi vite que la rosée du matin.

Ce n’est pas tant, l’endroit, la situation, ou la possession je crois qui pose problème. Pas besoin de courir encore vers autre chose. Non ! Ce qui pose problème, c’est que nous ne sommes pas prêts à donner toute notre énergie pour que l’élan de départ perdure encore et encore. Ce qui pose problème, c’est que nous laissons s’user ce qui nous a un temps enthousiasmé. Par paresse ? Par confiance ? Par lassitude ?

« Nous prenons pour acquis les choses qui méritent le plus notre gratitude. » Cynthia Ozick

Un peu comme quand tu tombes amoureux et que tu t’aperçois que le temps épuise même les amours les plus belles et les plus solides.
Et c’est vrai si tu n’y prends pas garde. Le temps peut vite éteindre la flamme qui maintient l’amour en vie.

Le temps et l’oubli de qui tu es.

Alors il n’y pas dix mille chemins pour connaître à nouveau ce goût si particulier qu’à la vie quand elle cogne à la porte de ton cœur.

Tant que tu as du temps devant toi.

Je n’en connais qu’un.

Revenir vers soi pour chercher ce que tu as perdu en chemin.

Pour sûr, tu finiras par le trouver.