« On a deux vies. Et la deuxième commence le jour où on se rend compte qu’on en a qu’une » Confucius

Sans modèle, on est un peu perdu

Au milieu d’un article écrit par une jeune femme que je suis en train de lire, c’est phrase m’interpelle. Que veut-elle me dire à ce moment de ma vie où je me rapproche un jour après l’autre de mes 50 ans ? Que je suis sans modèle ? Que je me sens un peu perdue ?  Cette âge, 50 ans, qui allume chez moi tous pleins de voyants sans que je ne sache vraiment pour l’instant ce qu’ils éclairent. Ce qui est certain, c’est que cet âge-là, 50 ans, sonne pour moi autrement que mes 20, 30 ou encore 40 ans.

À 20 ans, amoureuse , insouciante, je me lançais dans un mariage de défi et d’amour (qui dure toujours).
À 30 ans, emportée dans le flow de la vie avec les enfants, le mari toujours là, et un travail très alléatoire, j’allais bientôt aller découvrir des pans de mon être entier, m’affranchir de certaines croyances et conditionnements pour alléger et embellir de plus en plus ma vie.
À 40 ans, je partais en Inde sans enfants, ni mari pour marquer cet âge de tous les possibles. En revenant, je saurais plus que jamais que ma vie dépend de ceux que j’aime.

Pour mes 50 ans, qui marque sur le chemin d’une vie une sacrée étape, voire une étape sacrée, j’ai choisi d’y aller en m’accompagnant de l’écriture, du yoga et de la méditation.

L’écriture, le yoga et la méditation ont jalonné ma vie entière. Par intermittence. Le jour de mes 49 ans, je me suis engagée envers moi-même à les intégrer à mon quotidien.

JOUR J – 229.
C’est ce que j’ai noté ce matin sur mon carnet avant d’y déposer les mots qui venaient. Si je connais les bienfaits de l’écriture, ma motivation cette fois est différente. Tout comme pour le yoga et la méditation d’ailleurs dont j’approfondis ma pratique et qui me procure d’étonnantes sensations.
Cette fois, je veux me laisser porter, guider et voir où cela me mène. Je ne me suis fixée aucun objectif. Je veux juste continuer le voyage dans les meilleures conditions possibles. Aussi j’y inclus des pratiques qui me font simplement du bien.

Mes 50 ans reste un mystère. Je n’avais jamais imaginé les atteindre un jour. Les atteindrai-je ? Avoir conscience que tout peut s’arrêter en une respiration m’invite à savourer l’instant encore plus intensément. Mais en m’y rapprochant, je sens qu’ils sont comme un pont entre 2 rives.

Je suis à la fois inquiète et excitée.

Inquiète de lâcher ce que je connais pour l’inconnu que ce soit dans mon corps comme dans ma tête. Excitée de découvrir les trésors cachés de ce qui vient.

Et comme pour me dire que l’inquiétude est inutile, je reçois en cadeau complètement inattendu (puisque qu’il était destiné à quelqu’un d’autre) un saut en parachute en tandem. Ce sera le deuxième fois. La première correspondait à un rêve de jeunesse que mon mari m’offrit pour mes 40 ans.

Alors le deuxième ( le 31 août prochain), je le prends comme un signe. Un nouvel envol ?