Laisse passer la lumière

« Obscurité, tu seras dorénavant la lumière  » André Gide

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Oups, une erreur c’est glissé dans le numéro du podcast, excuse-moi. J’ai choisi de la laisser telle quelle. Je me défais un peu de ma structure rigide qui voudrait que tout soit parfait, moi qui aime pourtant tellement les failles 😘

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Pour m’être émerveillée devant la plante que donne un noyau d’avocat chez ma sœur, je me suis lancée dans l’aventure.

Le premier pas fût de prélever un noyau d’avocat, deux même pour me donner plus de chance. De me renseigner sur les différentes étapes et de les appliquer.
Trois cures dents plantés dans le noyau, sa moitié inférieure trempée dans l’eau, son côté plus pointu vers le haut. Rajouter de l’eau dès que nécessaire et même la remplacer de temps en temps. L’exposer à la lumière sans que les rayons de soleil ne viennent directement sur lui.

Après quelques semaines, mes deux noyaux formaient une belle racine chacun, suivie d’une tige pointant le bout de son nez à l’air libre. Quel bonheur !!!!

Rapidement , les tiges on grandi. Pour leurs permettre de s’épanouir, nous leurs avons donné un espace plus grand et plus adapté à leur croissance : un pot avec de la terre.

En voyant les plantes, mes filles ont émis le désir d’avoir les mêmes chez elles.

Je recommence donc le process, confiante de la première expérience. Ma fille aînée prenant son noyau dédié chez elle, l’autre restant à la maison le temps de l’éclosion.

Est-ce les noyaux , la période ou encore la température ou autres choses peut-être qui font qu’au bout de 3 ou 4 mois mois, il ne se passe rien, ni chez ma fille, ni chez moi.

Je décide de mettre en place un autre noyau pour voir si le problème vient des noyaux eux-mêmes.
Mais avant de partir en vacances, l’âme en peine, je choisis de jeter le noyau qui ne donne rien. Ma fille, elle, conserve le sien…

Ce n’est qu’au bout de plusieurs mois que le noyau de ma fille laisse entrevoir une racine et quelques jours après, la tige.

De mon côté, n’ai-je pas eu assez de patience ?
N’y ai-je pas suffisamment cru ?
Est-ce simplement le destin à l’œuvre ?

Je choisis de lâcher la croyance qu’avec un peu plus de patience, les choses auraient été différentes. Je m’enlève ainsi un poids du culpabilité.
Je reconnais que croire est nécessaire , mais que je n’ai pas le contrôle de ce qui n’est pas en mon pouvoir : je ne suis pas en maîtrise du noyau qui a son propre pouvoir.
Que cherche à me dire la vie à travers cette expérience ? Que puis-je en saisir pour continuer le chemin ?

C’est le dernier noyau qui me donnera la clef.

Au retour des vacances, pas d’évolution probante. Un ami avait pris soin pour nous de garder le noyau dans son bain. Ce n’est qu’après quelques semaines, que le noyau a fini par s’ouvrir presque totalement en deux.

J’ai continué a rajouté de l’eau et à la changer quand je voyais qu’elle devenait trouble. Chaque matin, je lui apportais mon regard, un mot doux, en me demandant comment pouvais survivre une quelconque vie avec une si grande déchirure à l’intérieur? Cependant je restais curieuse et attentive . Je faisais en sorte d’apporter la lumière vers le noyau.

Et puis un beau matin, après plus de 6 mois où la fissure, elle, n’avait cessé de croître, j’aperçois une petite tête de tige au sommet du noyau.

Mon cœur a ressenti une joie immense à voir ce petit bout de vie qui pointait son nez .

Toutes les failles, les blessures encore ouvertes sont les seuls endroits par lesquels peut passer la lumière! C’est dans cette brèche que la vie prend naissance ! C’est en s’ouvrant complètement que l’on permet à la magie du vivant d’éclore, que l’on accède à sa beauté pure.

Voilà donc ce qui m’a été donné d’entendre, ce que j’ai pu comprendre :

Si tu veux que la vie jaillisse, Laisse passer la lumière

De tout Cœur

À bientôt

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